• A la Biennale de Venise: plantes (médicinales) de trottoir… 





    Cirrocumulus place Saint Marc




    A la Biennale, une exposition m'a passionnée, celle de l'artiste belge Jef Geys: Quadra medicinale.

    Il a demandé à quatre connaissances habitant à New York, Moscou, Bruxelles ou Villeurbanne, d'herboriser pour lui. Chaque botaniste de fortune devait donc photographier, ramasser, faire sécher et présenter douze plantes sauvages, dénichées sur une superficie de 1 km2. Une cueillette urbaine de végétaux souvent comestibles ou médicinaux.

    L'interrogation provocatrice de Jef Geys: pourquoi ne pas appprendre à ceux qui vivent dehors  à se soigner avec ce qui pousse en bord de trottoir?
    (Hum? et la pollution urbaine quand même?)

    Ce qui m'a surtout fascinée, c'est la diversité botanique.


    A Villeurbanne, une violette de Rivinius, (viola riviniana) ramassée…


    rue Nazareth




    soigneusement séchée et présentée avec ses caractéristiques botaniques.


    Achillée millefeuile moscovite…


    Ce qui m'intrigue (alors que j'avais juste choisi cette plante pour son éclat immaculé):

    C'est une très belle eupatoire rugueuse  (astéracée), trouvée dans le Bronx à New York. Sa racine est présentée dans la légende comme anti fièvre, simulante, tonique, anti diarrhéique. Or en cherchant plus de précisions sur le net, j'ai découvert que la plante (feuilles et fleurs) très toxique  provoquait des empoisonnements en Amérique du Nord.

    Voir ici 

    et
    … où on explique néanmoins que les Indiens utilisaient la racine (en cataplasme) contre les morsures de serpents, d'où son nom anglais:  (white) snakeroot. 




     
    « Baume rouge surprise pour pieds ailésEau de peau toute simple (… mais à l'or et au saphir) »

  • Commentaires

    1
    Jeudi 27 Août 2009 à 13:52
    Je trouve la démarche très intéressante !
    2
    Jeudi 27 Août 2009 à 22:22
    Pate,

    je pense que cette expositio net ce choix sont à prendre en tant que démonstration. je n'ai pas listé toutes lesp lantes trouvées dans les villes (4X12=48) mais ce qui m'a fascinee, c'est le nombre de plantes médicianles qui étaient présentes.

    C'est marrant,en faisant des recherches sur le net quand j'ai écrit cet atticle, j'ai découvert des sites "d'herborisateurs" urbains…
    3
    Jeudi 27 Août 2009 à 22:26
    Michèle, j'avais lu que c'était un plante vraiment toxique.

    4
    Jeudi 27 Août 2009 à 22:26
    C'st exactemet ce qui m'a passionnée: l'existence de plantes si variées au cœur des villes…
    5
    Jeudi 27 Août 2009 à 22:30
    C'est un artiste un peu fou qui a tout au long de sa carrière fait des projets étonnants. Il avait ainsi écrit à Chirac pour lui demander, à l'occasion du bicentenaire de la révolution, de transformer une pelouse de Paris de 200m2 (roulée pour être provisoirement mise de côté)… en jardin potager ouvert au pulbic;
    6
    Vendredi 28 Août 2009 à 07:32
    Ca aurait été génial !
    7
    patte
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:35
    Cela nous rappelle que si on a l'oeil, des merveilles sont à notre portée pour nous faire voyager.
    Mais je reste rétiscente quant à la récolte des plantes des villes. C'est mon côté phobique des milieux urbains. Pour moi, une plante n'est "bonne" qu'en pleine campagne. Loin des routes. Et à l'écart des champs cultivés. De moins en moins faciles !

    Cela me rappelle aussi ce reportage TV que j'avais vu : une cueilleuse parisienne qui récoltait un large éventail de plantes pour un grand chef cuisiné. J'avais été très intéressée par le contenu du reportage
    Merci Princesse..
    8
    michele
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:35
    Elle est suprenante cette exposition.
    J'ai tenté en vain de récolter dans le coin des fleurs de bouillon blanc. Les magnifiques cierges ne semblent pousser par ici que le long des voies ferrées et le long des nationales.
    Peut-être sont-elles douées pour recycler les éléments polluants.

    L'eupatoire rugueuse ne semble dangereuse pour l'homme que si le toxique est ingéré via la vache et dans son lait (ce qui laisse supposer que ce métabolite toxique est très lipophile).
    Certains poisons comme certains parasites ont besoin d'un hôte pour que le cycle complet se fasse ou que le métabolite dangereux apparaisse.
    On pourrait donc ne pas craindre  l'ingestion directe de la plante par l'homme (ce n'est qu'une supposition , je n'ai pas vérifié).
    9
    Irene
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:35
    D'après mon homme, cette plante est très dangereuse pour l'homme, directement ; le bétail peut ne pas en être affecté mais s'il en a consommé, son lait sera très dangereux pour l'humain.

    Ceci nous prouve la volonté de vivre, malgré tout, des plantes mais, effectivement, en milieu urbain cela reste une consolation de les voir parvenir à s'épanouir malgré tout.

    Merci de ce partage.
    10
    michele
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:35
    Merci Irène et Venezia pour la précision sur la toxicité directe
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