• Graines





    DSCN8489.jpgNon comestible : Au Laos, les graines de ricin sauvage (très toxiques)  sont récoltées en forèt par les minorités ethniques, puis depiautées et vendues à la Chine. 

    DSCN8490Graines de ricin vues de près


    DSCN8515Comestible: J'avais goûté de ces graines, délicieuses, sans d'abord savoir leur nom (ici, on voit surtout leur coque). Elles sont récoltées en forêt tropicale, au sud du Laos, une fois que les fruits ont pourri. Il faut ensuite casser les coques pour les extraire. J'en avais acheté, légèrement torréfiées; elles ont un excellent goût d'amandes. Ce sont des mak bok (mak signifie fruit, l'arbre est l'irvingia malayana).

    Un lien gourmand   ici sur elles


    Fruits




    DSCN8188Non comestible: ces fruits aussi spectaculaires que vénéneux sont ceux du solanum mamosum. Lors d'un voyage au Sarawak, il y a quelques années, on m'en avais offert un que j'avais réussi à démarrer en France. Il a des tiges très épineuses. Un coup de gel lui fut fatal.



    DSCN8200Comestible: une variété de groseilles à maquereaux géantes (je n'ai pas eu le loisir d'en goûter)  photographiées dans un village thai.




    Protéines



    DSCN8346Comestible?  … je n'ai pas tenté l'expérience: larves d'abeilles proposées sur le marché de Luang Prabang (à côté des rayons de miel vendus en l'état). Elles se dégusteraient notamment frites au miel et présentées sur feuilles de bananier. voir ici



    DSCN8190Comestible?  Yes:  saucisses à la citronnelle grillées, un spécialité du nord de la Thailande, un vrai régal. Je n'arrive plus à trouver à Paris des saucisses à la citronnelle qui ne soient pas bourrées d'exhausteurs de goût et autres additifs, hélàs… je finirais bien un jour à en faire moi-même!




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  • Une des surprises de ce voyage: la découverte d'algues péchées dans le Mékong et consommées (curieusement, je n'en n'ai pas goûté, je ne crois pas les avoir vues au menu) et les champignons que j'ai dégustés sans modération, dans les soupes, en accompagnement ou en plat principal.

    Algues

    DSCN8284Algues d'eau douce (cladophora, si mes recherches sont exactes) en train de sécher dans un village laotien du bord du Mekong. Elles sont récoltées à la saison sèche.


    DSCN8307Au marché de Luang Prabang, le début du travail sur les algues

    DSCN8306 Séchées en galettes, elles seront parsemées de graines de sésame (parfois de piment) et vendues comme de grandes feuilles vertes translucides, friables comme des chips, pour être grignotées en apéro. On les appelle alors khay phen. Non, je n'en ai pas goûté et je le regrette encore aujourd'hui!


    Champignons



    DSCN8211Champignons sylvestres sur un marché du nord de la Thailande

    DSCN8304Marché de Luang Prabang (j'y suis allée tous les jours… ) shitakés, inokis en arrière plan à gauche,  et champignons de paille devant à droite


    DSCN8305Champignons noirs frais (en général, on les connait secs, sous une forme un peu rabourgrie)


    En Thailande, j'ai fait ami ami avec un champignon, l'eryngii, appelé en français pleurote du Panicaut. Il a le pied aussi ferme que la tête, un goût de cêpe, en moins fin quand même… et peut se cultiver. Il a la côte en Asie car il aurait le pouvoir de renforcer les défenses immunitaires. Je l'ai gouté préparé en sauce au curry.

    J'ai eu la chance d'en découvrir des specimens frais et en pleine forme lors d'une incursion récente dans le 13° arronidssement. J'ai testé :  délicieux.

    DSCN8597Les pleurotes du panicaut trouvées chez Tang au rayon frais (elles sont étiquetées erynjii)

    DSCN8600La méthode de cuisson: les faire légèrement sauter à sec puis achever la cuisson avec un peu d'huile d'olive (cette façon de faire évite l'overdose de gras avec les champignons). On agrémente d'une persillade.





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  • Je continue l'exporation botanique; j'ai été fascinée par tout le travail de transformation du bambou.



    DSCN8209
    Thailande: cuisson de riz gluant avec du coco à l'étouffée dans des bambous. Une fois noirci, le bambou est légèrement écorcé avant d'être vendu. Le riz est plus ou moins sucré. Un vrai délice. On en trouve aussi au Laos, où  ce dessert de rue s'appelle khao lam.


    DSCN8212
    Pousses de bambou sur un marché (Nord de la Thailande)


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    Marché de Luang Prabang, Laos: les pousses de bambou sont taillées et nettoyées. Ici, une recette de soupe laotienne aux pousses de bambou (mais je n'en ai pas goûté…)



    DSCN8512
    Sud du Laos: de gros bambous sont débités à la main en fines lanières pour faires clotures et pailissades;

    DSCN8513
    Fignolage du bambou à la hachette


    DSCN8496
    Confection d'une toiture (ou d 'une palissade?)



    DSCN8539
    Ce n'est pas du bambou, mais j'ai trouvé très inspirant cet entrelac de racines sur le site archéologique de Champassak, au sud du Laos.






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  • Publier ces photos me fait voyager une deuxième fois…



    DSCN8444
    Agaves en fleurs dans le jardin de la plantation (de café) Sinouk, près de Pakxong. On trouve du café bio Sinouk à Paris (biocoop Lemo, boulevard Voltaire)



    Au bord du Mékong


    DSCN8251
    Lors de la descente du Mékong en bateau de la frontière thai jusqu'à Luang Prabang, on croise peu de villages mais une nature sauvage, souvent touffue, avec de belles plages de sable…



    DSCN8272
    Pendant la saison sèche, des cacahuettes sont plantées tout le long des berges du fleuve sur les rives alors découvertes. Ce sont les petites touffes vertes que l'on aperçoit derrière le troupeau de buffles.


    Balais


    DSCN8220
    Tiges et branches (de sorgho à balai? )  sèchant au soleil ( Thailande,  village hmong)

    DSCN8495
    La confection des balais dans un village lao (en position de demi-lotus!)


    Fibres d'écorces de bananier


    DSCN8499
    La JICA (agence internationale de coopération japonaise) a monté des intiatives pour aider les minorités lao à mieux tirer partie des ressources locales. Une petite équipe japonaise   en train d'initier des jeunes laotiennes à préparer des fibres pour le tissage à partir d'écorces s de bananier. Le coton utilisé pour les pagnes est souvent importé du Vetnam alors que les  bananiers ne sont pas exploités, sauf pour leurs fruits. c'est un travail de patience car il faut longuement gratter les fibres. Au sud du Japon, dans la région d'Okinawa, on fabrique des kimonos (vendus très cher) dans ce typê de fibres. Voir ici pour les explications



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  • En regardant mes photos, j'ai constaté qu'il y en avait tant sur les plantes, que j'ai décidé de les présenter en les classant, si je puis dire, … en pièces détachées

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/vegetation/tree4.gifPalmes

    J
    'adore photographier palmes et palmiers (j'avais d'ailleurs commencé par ça à mes débuts en photo) car la lumière joue merveilleusement avec les nervures.

     
    DSCN8185
    Eventails naturels à Doi Tung

    DSCN8182
    Lataniers à Doi Tung. Ces palmiers ont des reflets blancs et gris argent au soleil.


    DSCN8235-copie-1.jpg
    Vue sur le Mékong à travers des palmes depuis une merveilleuse guest house entièrement en bois à Chiang Khong (ville thai frontière avec le Laos)

    DSCN8303 Vat Aham, un  temple bouddhiste de Luang Prabang, dans un nuage de palmiers


    DSCN8568Sur l'ile de Don Khone (en face,  ur l'autre rive, c'est  la petite île de Don Det)



    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/boissons/the/diver035.gifThés


    DSCN8198La photo est blanche mais la lumière l'était aussi. A Mae Salong, en Thailande, une communauté chinoise nationaliste installée depuis la révolution de Mao en 1949 (et un passage par la Birmanie) cultive du thé sur les pentes vallonnées et élabore de bons oolongs. Elle s'occupait(e) aussi beaucoup de pavot (c'est la région du Triangle d'or) mais ça, on ne le voit pas…

    DSCN8199Plantation 101, (d'où les chiffres sur la théière, sur les très bons thés qui y sont élaborés voir ici)




    DSCN8426Le sud du Laos, sur le plateau des Bolovens, se consacre aussi au thé, souvent produit en bio, comme dans cette plantation où les théiers sont plantés très espacés. 

    DSCN8423Tamisage du thé vert, ce qui permet de le calibrer et de le trier


    DSCN8442Dans la pénombre, le thé qui a été séché (après enroulement des feuilles) dans une machine rotative alimentée au feu de bois est recueilli tout chaud et mis à refroidir sur des claies de bambou. La coopérative, vouée au séchage, s'est ouverte il y a un peu plus  d'un an pour traiter dans de bonnes conditions le thé produit par des fermiers autour de la petite ville de Paksong (voir ici pour les différents thés).

    A Luang Prabang, plus au nord, le thé est vendu légèrement compressé au marché. Même s'ils sont verts, les thés laotiens ont souvent un léger et délicieux goût fumé, dû aux méthodes de séchage.







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  • Fleurs coupées






    DSCN8201
    Près de Doi Tung, sur un étal de rue, des orchidées sauvages à vendre prises à la forêt… (peut être de la famille des potinara, sans que j'en sois totalement certaine)


    DSCN8219
    Rosella, une variété d'hibiscus (sabdariffa; voir ici). Celles de la photo sèchaient dans un village Hmong. J'ai vu souvent des rosella sur les marchés du nord de la Thailande mais quand je disais: "hibiscus, hibiscus…" personne ne réagissait… On les prépare en infusion comme le karkadé égyptien.


    DSCN8342
    Fleurs vouées aux offrandes sur le marché de Luang Prabang (des calotropis gigantea, dok ha en laotien) voir ici et ici



    DSCN8347
    Œillets d'Inde piqués sur des feuilles de bananier enroulées, préparées pour les temples bouddhistes


    DSCN8581
    Nénuphar (?)  violet dans le hall de l'hotel Oriental à Bangkok



    DSCN8544
    Pétales orangés sur le nombril d'une statue (sur la première terrasse, site archéologique du Wat Phou de Champassak, au sud du Laos,  voir ici et ici)




    Savons fleurs




    DSCN8218
    Fleurs de savon aux couleurs plus pétantes encore que les vraies. Elles sont  sculptées- comme on le fait dans les fruits et les légumes en Thailande- avant d'être peintes.


    DSCN8216
    Sculpteur de savon fleur.

    DSCN8217
    On aperçoit dans la main droite le couteau à lame pointue réservé à la sculpture.

    Va falloir s'y mettre…






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  • Thailande

    Le jardin de Doi Tung (appelé aussi Mae Fah Luang du nom de la fondation qui le gère) est un parc merveilleux situé dans le Triangle d'Or à une soixantaine de kilomètres de Chiang Rai, au nord de la Thailande. Il a été créé il y a plus de ving ans par la mère du roi actuel, la princesse Srinagarindra, dans une zone complètement déforestée, et de culture du pavot. La reine mère qui avait vécu en Suisse trouva  le climat de montagne si agréable qu'elle y fit construire sa résidence et surtout commença à replanter. Elle cherchait par aileurs à trouver des activités de substitution  pour inciter les ethnies montagnardes à trouver d'autres sources de revenus que le pavot. Srinagarindra (morte en 1990 à 90 ans) a gagné son pari grâce aux fleurs!! (L'une de ses autres réussites est d'avoir fait de la pétanque un sport quasi national en Thailande!!) Peut
    être parce qu'elle avait vécu en Suisse, on  trouve à Doi Tung un mélange incroyable de fleurs européennes et de végétaux tropicaux, plantés par milliers par des jardiniers recrutés parmi les populations locales.
    Ça pourrait être kistch mais la surabondance de fleurs -dans un état parfait - et la luxuriance tropicale donnent un résultat féérique. 
    Pour se diversifier, la fondation placée sous patronage royal vend désormais non seulement des plants  (la route est jalonnée de gigantesques pépinieres fleuries) mais elle s'est aussi lancée dans la production de noix de macadamia (pas d'huile hélàs) de café, de papier à base de feuilles de murier, etc.

    DSCN8171
    Barque de pétunias sur fond de palmiers

    DSCN8170
    Une jardinière en tenue de travail

    DSCN8173
    La grande roue aux géraniums

    DSCN8176
    Paphiopdilium X moquettianum


    Laos




    DSCN8337
    Saraca indica, (appelé aussi arbre d'Ashoka) dans l'enclos d'un temple de Luang Prabang. La mère du Bouddha aurait accouché de son fils sous un arbre de cette espèce (voir ici)


    DSCN8374
    Fleur de lotus à Luang Prabang

    DSCN8439
    Grappe d'orchidée à vendre dans un marché de village sur le plateau des Bolovens, au Laos (rhynchostylis retusa, identifiée grâce à ce site ici)


    Liens


    Le site de Doi Tung
    ici


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  • Difficile de résumer une balade en quelques images… Mais il me semble que l'omniprésence du bouddhisme et celle de l'eau nourrissant une nature tropicale  en donnent une petite idée…





    DSCN8391Bouddha endormi, Luang Prabang


    DSCN8396Moinillon descendant vers le Mékong, Luang Prabang




    DSCN8476Rivière du plateau des Bolovens

    DSCN8479Faut-il légender? Il sortait juste de sa baignade…


    DSCN8564Coucher de soleil et baignade crépusculaire sur l'île de Don Khone


    à suivre…



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  • La rose créée en l'honneur de Sébastien Kneipp


    J'ai eu la chance de visiter des jardins de plantes médicinales lors d'un voyage à Bad Wörishofen, en Bavière, où Sébastien Kneipp, curé adepte de l'hygiénisme popularisa les soins d'hydrothérapie au XIX° siècle. J'ai testé certains de ces soins, j'en reparlerai.


    Les jolis jupons de la rose Kneipp


     
    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/jaune/jaune_18.gifBad Wörishofen est un petit bourg léché aux allures walt dysnéennes, avec des centres de cure un peu partout… et la moyenne d'âge qui va avec… Inutile d'espérer y faire le moindre shopping bling bling. En revanche, les parcs sont splendides, avec écureuils effrontés, roseraies, etc. Il n'y a pas un mais quatre jardins médicinaux. Le plus vaste présente des plantes odorantes, les trois autres, plus modestes, sont liés à une époque historique: Moyen Age, Renaissance, période moderne. Chacun s'inspire d'un personnage. Strabon pour le jardin médiéval, Fuchs pour celui de la Renaissance et Kneipp pour le jardin contemporain (qui présente aussi d'autres végétaux d'un usage plus récent). Comme la visite s'est faite rapidement, je me suis concentrée sur le jardin médiéval.

    Quelques remarques sur les deux autres:
     
    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/fleur030.gif*Leonhard (ou Leonhart) Fuchs (son nom a servi à créer le mot fuschias) était un médecin botaniste bavarois du XVI° siècle. On lui attribue la création du premier jardin botanique allemand. Son œuvre la plus célèbre: Commentaires insignes sur l'histoire des plantes (voir ici quelques précisions). Fuchs a essayé de classer le monde végétal, -même si ça reste encore une belle pagaille…- Il fauda attendre Linné pour un ordre plus logique. A Bad Wörishofen, les plantes sont arrangées en plates bandes selon leurs usages: toxiques, médicinales, aromatiques…
     
    *Dans le jardin moderne, figurent entre autres quelques unes des Simples préférées de Kneipp: l'arnica, qu'il employait même en interne, le romarin, la lavande, le genevrier et le millepertuis. La légende dit qu'en voyage, Kneipp emportait toujours avec lui un flacon d'huile essentielle de lavande (je me le  suis fait préciser à plusieurs reprises, car j'étais très étonnée de cet usage dès la fin  du XIX°) qu'il utilisait contre… les maux d'estomac.


    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/jaune/jaune_18.gifLe jardin médiéval s'inspire donc de Strabon ( Walahfrid Strabo, ou, en français, -j'aime beaucoup- Gaufroy Le Louche), moine du IX° siècle qui propose une sélection de plantes dans son Liber de cultura hortorum  (livre parfois titré Le jardinet; les érudits se bagarrent pour savoir s'il y en avait 24 ou 28) . Je m'y suis intéressée car c'était trois siècles avant Hildegarde de Bingen (qui, au XII° siècle, citait déjà des épices exotiques) et j'étais très curieuse de savoir ce qu'on utilisait alors. A Bad Wörishofen, j'ai compté 23 plantes. 
      
    Quasiment les seules qui étaient en fleurs lors de ma visite: les courges…

    J'ai fait un copié-collé de la liste attribuée à Strabon, celle qui me semble la plus sérieuse, en mettant en gras entre parenthèses celles qui n'étaient pas dans le jardin que j'ai visité. En revanche, à Wörishofen, il y avait aussi de la menthe en épis (mentha spicata), de la vigne (vinis vitifera) et de la rose officinale (rosa officinalis).

    Absinthe Absinthium  Artemisia absinthium
    Ache-des-marais Apium Apium graveolens
     Aigremoine Agrimonia  Agrimonia eupatoria 
    Ambroise Ambrosia Achillea millefolium
      (Aulne) Alnos (Alnus) 
    Alnus spp. 
    Aurone
    Abrotanum
    Artemisia abrotanum 
    Bétoine Vettonica (Betonica) Stachys officinalis
    Cerfeuil Cerefolium Anthriscus cerefolium
    Fenouil  Foeniculum  Foeniculum vulgare
    Gourde  Cucurbita   Lagenaria vulgaris
    Herbe-aux-chats (Cataire) Nepeta Nepeta cataria
     Iris
     Gladiola
    Iris germanica 
    Lys  Lilium Lilium longiflorum 
     Livèche Lybisticum  Levisticum officinale 
     Marrube Marrubium   Marrubium vulgare
    (Melon)  Pepone Cucumis melo 
    ( Menthe) Menta   Mentha aquatica
     Menthe-coq  Costus   Chrysanthemum balsamita
     Menthe pouliot puleium (Pulegium)  Mentha pulegium
    Nigelle  nigella  Nigella spp.
     Pavot papaver  Papaver somniferum 
      (Pêcher)  persicus Prunus persica 
     Radis rafanum (raphanum)  Raphanus sativus 
    (Rose) rosa  Rosa canina 
     Rue Ruta Ruta graveolens  
     Sauge  Salvia Salvia officinalis 
      (Sauge sclarée) sclarega (sclarea)  Salvia sclarea
      (Sureau (yèble ?)) ebuli Sambucus spp

    Tableau extrait de ce site  (je ne peux faire un lien) :

    http://www.encyclopedie-universelle.com/abbaye - jardins2.html

    Trois fleurs ont traversé le temps: le lys, la rose et l'iris.
    En Allemagne, c'est le lys de la Madone (lilium candidum), distinct du lilium longiflorum qui a été planté. De même, il y avait une rose officinale et non une rosa canina (églantine), ce qui est différent. Pour le IX°siècle, je pencherais pour la canina…

    Ce qui m'étonne le plus: la présence du pavot et du melon, je croyais qu'ils étaient arrivés plus tard en Europe. Le sureau yèble étant la variété non comestible, je suis également surprise de sa présence. L'auteur du tableau a d'ailleurs ajouté un point d'interrogation.

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/fleur030.gifQuelques simples un peu oubliées

    L'aurone: Christian Nugier en fait encore un hydrolat qu'il préconise comme anti-allergique. On le trouve chez simplespluriel  (voir ici)

    La bétoine (voir ici par exemple): on en fumait les feuilles… je ne sais pas si elle faisait rigoler, mais Hildegarde de Bingen conseillait d'en glisser dans l'oreiller contre les cauchemars. On trouve d'ailleurs des coussins emplis de bétoine (ainsi que d'autres plantes) et  la plante séchée aux jardins d'Hildegarde ici
    Jean Michel Morel (Traité pratique de phytothérapie, ed. Grancher, une bible… ) la prescrit en TM (en association, et contre la toux, elle est expectorante)

    La balsamite ou menthe coq était utilisée en association avec le fenouil, toujours par Hildegarde dans sa "tisane pour les nerfs" (mélange qu'on peut trouver chez Anthyllide ou aux jardins d'Hildegarde). L'infusion de balsamite serait bonne pour le moral. La menthe coq figure dans la liste des 147 plantes libérées (en vente libre en France ) par le décret du 22 août  2008 (liste ici)
    sur la balsamite et la gaieté: voir ici sur un site que j'aime bien

    Le marrube, préconisé contre les troubles digestifs et anti toux (déconseillé au femmes enceintes) est cité par Jean Michel Morel pour son efficacité sur les inflammations des voies respiratoires, dont l'asthme. On en trouve chez Orménis (ici) qui souligne son amertume et donne une recette de sirop.
    Kiva Rose évoque le marrube (horehound en anglais) sur son blog, comme plante expectorante voir ici




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  • J'ai découvert récemment à Vienne, en Autriche, une merveilleuse herboristerie bio: Saint Charles Apotheke (clic ici) qui propose également des produits de beauté sous sa marque et possède un petit resto bio.


    Le coin "racines" de l'herboristerie Saint Charles (30, Gumpedorferstrasse)

    J'ai été fascinée par les sacs, les flacons et les pots de la boutique. Tout étant étiqueté en autrichien, langue qui m'échappe totalement, je n'ai pas acheté grand chose, ce qui m'a fait faire de sérieuses économies…
    Toujours à la recherche de baies séchées pour préparer des teintures, j'ai demandé ce qui était disponible à l'une des pharmaciennes -très sympa- qui parlait anglais. Pas de baies de sureau, mais, entre autres, des baies d'épine-vinette. Elles sont utilisées dans la cuisine iranienne avec le riz auquel elles apportent une petite acidité très séduisante. J'en avais parlé ici à mon retour d'un voyage en Ouzbekistan. Il se trouve qu'à Vienne, j'en avais déniché juste avant -des non bio- sur l'un des marchés de la ville; j'en glisse depuis dans mon brouet matinal. La pharmacienne m'a dit les croquer comme les baies de goji pour se requinquer. Elle a également évoqué les prunelles. J'ai voulu en acheter mais se conservant mal, elles ne sont proposées qu'en hiver, après les premiers gels. Excellent pour la peau m'a t'elle assurée, (Weleda et Dr Hauschka en utilisent sous forme de jus, d'extrait de baies ou de fleurs dans certains de leurs produits, semble-t-il pour un effet tonifiant-astringent).

    Pourquoi cette obsession récente pour les baies?

    Outre leur goût pointu qui me plaît bien, je pense que ce sont d'excellents produits préventifs (et même curatifs) contre la grippe tant ils sont bourrés d'anti oxydants.
    Kiva Rose, l'herboriste américaine évoque par exemple très bien l'utilisation des baies de sureau sur son blog passionnant voir ici et ici. J'ai réussi à en trouver es séchées à Paris et j'en parlerai peut être bientôt.

    Juste quelques images de Vienne pour les curieuses


    Restaurant Palmenhaus, dans le Burggarten, non loin du Musée de l'Albertina

    Un restaurant installé dans une magnifique serre 1900, avec une carte appétissante,
    proposant par exemple des salades bourrées de pousses germées vraiment fraîches

    … puisqu'elles sont prélevées sur les pots alignés sur le comptoir devant la cuisine.



    Plantes de parade en week end prolongé dans un coin du Burggarten

    J'ai aussi beaucoup aimé la mise au vert des plantes utilisées pour les cérémonies, se reposant au grand air pour se retaper entre deux pince-fesse officiels. 


    Au Naschmarkt, la productrice (labellisée Démeter) est présente les mercredis et samedis

      … et les magnifiques chardons présentées au marché, par une productrice qui travaille en bio dynamie.


    Je  lui ai acheté des poivrons violets et jaunes (cuisinés et croqués depuis… ), somptueux, qui ont parfumé mon sac de voyage de leur odeur légèrement poivrée.


    Lien

    Sur le blog cuisine sauvage que j'affectionne particulièrement:

     -utilisation de l'épine-vinette ici
    -et des prunelles (dont il faut casser l'âpreté par le froid) ici




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