• Ocres de la Vallée de feu

     

     

     

     

    P1230142.jpg

    La vallée de feu (valley of fire) dans le Névada à une heure de route de Las Vegas déploie des ocres somptueux et des rochers aux formes biscornues créées par l'érosion. Un palais des mirages à ciel ouvert.

     

    P1230143.jpg

     

    Comme il avait plu très violemment les jours précédents, j'ai pu ramasser dans un éboulis un petit morceau de grès ocre détaché d'un rocher et je l'ai rapporté en France. (Sinon, je n'aurais rien touché… c'est un parc protégé).

     

    P1230148.jpgLe morceau pèse 200g

     

    La teinte est si magnifique que je me suis attelée à en extraire les pigments.

     

    Un conseil: éloigner quiconque risque d'être effayé par le désordre né des manipulations.

     

    J'ai d'abord dilué le morceau dans de l'eau déminéralisée.

     

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    J'ai filtré une première fois pour ôter les plus gros résidus.

     

     

    P1230154.jpgSaladier avant le passage au sèche cheveux

     

    Ensuite, j'ai décanté à de très nombreuses reprises pour recueillir la poudre, car elle est particulièrement  fine. J'en ai versé en fines couches dans des saladiers et j'ai séché les parois … au sèche cheveu pour accélérer.

     

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    Une partie a pu étre versée sur du papier sulfurisé et a séché en deux jours à l'air avant d'être réduite en poudre fine dans un mortier en acier.

     

    P1230155.jpg

     

    Le résultat: un pigment ocre rouge particulièrement fin… à tester dans les savons?

     

    Composition de la terre: il s'agit de grès rouge (appelé aztec sandstone) riche en oxydes ferreux.

     

    lien ici

    « Un peu de désert avant le froid?Speculoos : une recette presque belge… »

  • Commentaires

    1
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 11:15

    quelle couleur superbe ! super merci pour me donner la démarche avec ces ocres naturelles. dans ma région on en trouve pas mal du marron clair au rouge foncé (contenant un max d'oxyde ferreux) on peut même changer la couleur, juste en chauffant (oxydation). bonne journée

    2
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 14:22

    Je reviens des US également et je dois dire que la Valley of Fire m'a fortement impressionnée tant par sa beauté que par sa couleur, et j'ai ramené du sable de celle-ci, donc ton article m'a donné des idées, merci (pas trop dur le retour à la réalité ???)

    3
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 14:44

    Venezia, magnifique ocre qui t'a donné beaucoup de travail dans ta cuisine.

     

    Il me tarde de voir les différentes utilisations que tu vas faire avec cet ocre.

    4
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 17:30

    Vénézia, tu fais une bien drôle de PPP. Il faudrait revoir nos classiques... une PPP chercheuse d'or, pardon d'ocre!

    Merci pour ce tuto simplissime mais oh combien utile.

    5
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 19:51
    Waouh ! Quelle magnifique couleur !
    6
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 21:02

    Siwi, j'ai trouvé la technique dans un ouvrage que je n'ai pas (encore) cité car je compte en offrir prochainement un exemplaire surprise!  Mais je donnerai très vite son titre

    7
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 21:03

    Bonsoir Alsoomse,

    Je suis restée peu de temps dans la valley of fire, en tout cas pas assez pour dénicher du sable! Amuse-toi bien avec…

     

    Oui, les retours sont souvent un peu durs…

     

     

    8
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 21:04

    Comme cet ocre colore beaucoup, je vais tenter - à petites doses- dans les savons.

    9
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 21:05

    Loulou, on peut agir de meme avec n'imorte quelle terre de couleur… le plus important: c'est la patience… (et une bonne éponge pour tout nettoyer ensuite… )

    10
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 21:06

    Merci Métisse, la technique est simplissime, tu peux vraiment te lancer sans souci.

    11
    Vendredi 14 Octobre 2011 à 21:09

    Comme j'ai visité la valley of fire après la pluie, tout semblait lavé de frais et les teintes étaient quasiment suréelles. C'est un ocre très soutenu (il y a aussi plein d 'autres nuances d'ailleurs), qui doit vraiment faire la "peau rouge" si on s'en met en maquilage!

    12
    Samedi 15 Octobre 2011 à 10:43

    Quel boulot mais ça vaut le coup.

    13
    Samedi 15 Octobre 2011 à 20:01

    Quel ocre chaleureux ! tu vas pouvoir créer des savons du feu de D...

    C'est superbe et tu t'es débrouillée comme une chef ! Ce livre doit être passionnant !

    14
    Dimanche 16 Octobre 2011 à 00:00

    Superbe paysage et superbe couleur !

    Oui, dans un savon.

    Mais je tenterais aussi dans une peinture ou une huile, pour du bois ou sur un mur blanc, dans un glacis passé au spalter (ou brosse large). Bon, je suis dans le bricolage en ce moment, et j'aime beaucoup associer l'ocre jaune et l'oxyde de fer rouge sur les murs...

    15
    Kat
    Lundi 17 Octobre 2011 à 09:32

    Que cela nous présage de belles réalisations savonnesques ou cosmétiques !!!

    Tu pousses la recherche et sa concrétisation à un point inimaginable ! Encore bravo !

    @ Mlk : toi aussi tu as lu Tony Hillerman ?

    16
    Lundi 17 Octobre 2011 à 21:24

    On peut trouver des terres colorées un peu partout, Catherine…

    17
    Lundi 17 Octobre 2011 à 21:25

    la couleur était si vive que c'était vaiment tentant d'extraire les pigments… même si la cuisine en est sortie peinturlurée

    18
    Lundi 17 Octobre 2011 à 21:26

    Un peit livre très inspirant

    19
    Lundi 17 Octobre 2011 à 21:28

    C'est vrai qu'aurait pu faire comme avec  de la poudre à café pour décrypter les taches… Pour les lèvres, je n'ose pas trop car je ne connais pas la composition très précise de ce pigment. Un savon, ça se rince une peinture corporelle aussi.

    20
    Lundi 17 Octobre 2011 à 21:29

    Lyjazz, tu as raison, je pense que ce serait très interessant en pigments pour une peinture murale

    21
    Lundi 17 Octobre 2011 à 21:31

    J'ai moi aussi beaucoup lu Tony Hillerman en son temps.

     

    j'ai déjà fait un premeir essai savon avec es plantes symbolqiues. Il  est en train de faire une phase gel flamboyante, ce qui ajoute à l'ocre!

    22
    Lundi 17 Octobre 2011 à 21:32

    Cosmétique, kat, je vais quand meme rester prudente, sauf à dose homéopatique dans un truc corporel.

    Ce que j'apprécie beaucoup dans nos exprémimentationsc 'est justement de se mesurer à la matière

    23
    Lundi 17 Octobre 2011 à 21:37

    Je vois tout à fait ce que tu évoques avec ces terres rouges si puissantes…Je n'ai pas eu cette sensation dans la valley of fire car es collines me semblaient en matière solide et non poudresue si je pusi dire. j'ai eu la chance de profiter d'un éboulis près de la route…

    Michèle, dans le conte d'Andersen, la princesse au petit pois est une princesse errante qu se refugie un  soir d'orage dans un palais où elle demande l'hospitalité… Si elle est errante, c'est qu'elle est sur les routes…

    24
    Lundi 17 Octobre 2011 à 21:46

    Et moi, je lis dans ton marc d'ocre que tu ne vas pas arrêter de voyager demain. Une île, une grande île aussi dans les temps qui viennent...

    Ceci dit, j'adore ton idée, sa réalisation. C'est vivre vraiment avec notre Terre au sens le plus large du terme.

    Merci chère Princesse.

    25
    Mardi 18 Octobre 2011 à 13:18

    Hum, Irène, je vois pas mal d'îles qui peuvent  correspondre…

     

    Oui, avec cette qualité de terre, on imagien aisemment qu'on eput être fai d'argile puis animée par un souffle mystérieux.

    26
    Mardi 18 Octobre 2011 à 13:18

    Marie,

    meric pour ton lyrisme, j'adore patauger pieds nus dans de la terre…

    27
    Mardi 18 Octobre 2011 à 23:33
    28
    Lundi 24 Octobre 2011 à 01:12

    Bonjour

    Je trouve ça très intéressant.

    Je m'interesse aux couleurs, pigments, je n'y connais pas grand chose et me pose une question : pourquoi simplement en grattant le morceau de grès brute on n'aurait pas pu en extraire la poudre de pigment ?

    merci d'avance

     

    29
    Lundi 24 Octobre 2011 à 22:24

    Bonsoir Judith,

     

    C'étaitu n gres très friable… et brut, donc les lavages successifs l'ont nettoyé; la poudre n'aurait pas été aussi pure  si je m'étais contentée de gratter

    30
    metisse
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:16

    quelles magnifiques couleurs !!!! tu me transportes à chaque fois que je te lis ! bravo pour la façon dont tu as extrait ces pigments, je n'aurais jamais pensé à faire de même ! j'attends avec impatience tes expérimentations ....

    bises

    31
    Catherine
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:16

    Superbe couleur, j'ai hâte de voir tes savons !

    J'aurais pu faire de même avec la terre rouge de Nouvelle-Calédonie mais j'avoue que je la savais tellement "tâchante" que je n'ai jamais osé la manipuler ; je regrette aujourd'hui...

    32
    marie
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:16

    Oui des savons et un baume tatouages pour les lèvres ou pour inscrire des signes ou des lettres sur le corps ???!  Le saladier passer au séchoir est tellement beau. On pourrait y lire la bonne aventure ?!

    33
    mlk
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:16

    venezia, c'est magnifique, d'une telle énergie

    Moi qui suis sous la planète Mars, j'adore

    Tu vas pouvoir dessiner un savon habité de cette fougue

    cela me met en tête les livres de Tony hillerman

    Ah! oui, j'aimerais beaucoup que tu fasses un savon porteurs de la voix des peaux rouges

    34
    michele
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:16

    Ah c'est sûr que je le vois bien dans un savon mandarine, pas de Venise du coup...

     

    Il y a de la terre rouge dans de nombreux pays en effet.

    Et quand on y vit, on cherche à tous prix à l'éviter car cela tâche tout, le linge, la peau et elle reste même imprimée dans les plantes de pieds si l'on marche pieds nus longtemps.

     

    Je suis encore une fois charmée de te voir vivre ailleurs comme si tu étais dans ton univers quotidien.

    Imagines-tu que le nom de ton blog n'évoque pas trop ce côté baroudeur? C'est marrant.

     

     

     

    35
    marie
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:16

    Ah ! comme Irène a raison !!! Cette terre qu'elle soit rouge ou noire, qu'elle tâche  ou pas, laissant les traces de l'oeuvre au rouge sur nos pieds nus, nous porte en permanence. Nous sommes portés par cet amour infini à l'oeuvre.

    Une île, un petit morceau de terre détaché rammasser par Venezia qui présage un futur voyage sur une grande île ??? Pourquoi non ? vas savoir ?!

    36
    marie
    Vendredi 15 Août 2014 à 22:16

    Oui ! comme j'entends celà !!

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