•  

    Je réalise souvent des "potions magiques" parfumées pour remonter le moral, mais  à l'exception d'une première version donnée ici, je réalise que je n'ai pas encore indiqué les améliorations significatives que j'ai apportées à la formule. Ces brumes se pschittent sur les poignets ou très près de soi à hauteur du nez pour pouvoir être respirées. Leurs destinataires en sont très satisfaits.

     

    La recette de base est très simple.

     

    1. Je choisis une HE apaisante, très souvent la rose, si la personne à qui est destinée la brume a subi un choc important (opération chirurgicale par exemple, accident, séparation, gros coup de stress au travail,  etc). On peut utiliser en prévention si on craint un évènement à venir, y compris un voyage lointain. L'idée directrice: calmer le mental et redonner des forces.


    L'He de rose bulgare me semble particulièrement intéressante dans ce cas.   

    Pourquoi? Selon mon ressenti, je trouve que dans son amplitude, elle arrive à conjuguer des notes fruitées et fleuries très rassurantes tout en apportant une grande finesse et sans trop amollir. Ma préférée reste celle de Primavera life, très difficile à trouver en France. Ici, j'ai utilisé une très belle HE extraite à la fois sur roses rouges et roses blanches bulgares. Si l'on veut bénéficier des propriétés énergétiques de l'HE de rose, ne pas lésiner sur la qualité et en acheter en toutes petites quantités. Il en faut très peu.

     

    2. Je dilue cette HE dans du ricinion ; on peut également utiliser du solubol, plus naturel, mais je trouve que le ricinion permet une incorporation parfaite de l'HE et diffuse bien mieux le parfum. 

     

    3. Un mélange de teintures parfumées maison pour apporter un réconfort olfactif enveloppant. Dans la mesure du possible j'essaie de tenir compte des parties de plantes utilisées pour faire la teinture, de façon à obtenir une composition finale qui embrasse largement le règne végétal. Il me parait important d'avoir des notes qui ancrent et d'autres plus légères: ici, bois, peaux de fruits, fleurs et jeunes rameaux (dans les fleurs de pécher).

     

    Je fais d'autres compositions, maiis il y a très souvent des notes agrumes et une note rose.

     

    Teinture de rose à l'absolue de rose: pour des utilisations spécifiquement parfumées, j'ai préparé un flacon particulier en ajoutant un peu d'absolue de rose à de la teinture de rose maison. Il faut secouer sérieusement la bouteille avant emploi.

     

    4. Je choisis des élixirs. Pour les chocs, j'utilise tout simplement du Rescue en quantité:  1g pour 30g de produit fini, soit un peu plus de 3%. Il existe dans plusieurs marques. Celui que j'ai en ce moment, en bio: Dr Theiss, qui fonctionne bien je trouve. On peut se passer d'élixirs bien sûr ou n'utiliser que du Rescue.

     

    Ici, j'ai ajouté 2 autres elixirs:


    Delph (Andreas Korte): un très joli cadeau que j'ai reçu. A la fois porteur d'un message d'amour universel et dépolluant. ce qui me semble parfaitement convenir quand on a reçu un coup de cigare sur la tête. 


    Consoude (laboratoires Deva) présenté à la fois comme tonifiant de l'organisme tout en favorisant la détente corporelle. En cas de gros stress, il me semble que nous nous recroquevillons et que nous nous rigidifions en tension.

     

      P1230637.jpg

     

    Pschitt remontant parfumé (sur 30g)

     


     

    3gtes HE rose blanche+rouge de Bulgarie (White lotus aromatics) 

    1g ricinion, touiller vivement

     

    5g teinture de jasmin maison

    2g teinture de fleurs de pécher maison 

    2g teinture de bois d’agar  maison

    2g teinture d'écorces de citron bio maison

    17g teinture de rose maison à l’absolue de rose 

     

    5gtes elixir delph

    4gtes elixir consoude

    1g elixir rescue

     

    Préparation

     

    Dans un becher stérilisé, compter les gouttes d'HE, ajouter le ricinion et touiller très vigoureusement. 

     

    Ajouter les teintures, touiller à nouveau. Un conservateur n'est pas nécessaire car toutes les teintures ont un degré d'alcool élevé.

     

    Si on a choisi d'en mettre, compter les gouttes d'élixir.

     

    Conditionner en vaporisateur. On peut préparer un peu à l'avance (au moins 4-5 jours) pour une meilleure homogénéisation des parfums.

     


     



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  • J'ai voulu tester la fabrication d'un parfum utilisé en Afrique noire, il s'appelle thiouraye au Sénégal, wusulan au Mali. il s'agit d'un produit que l'on consume comme un encens sur des braises pour parfumer les vêtements… et ensorceler son amoureux.

     

     

    Mystic a incorporé du wusulan dans une plaquette de cire parfumée : c'est ce qui a réveillé le souvenir des premières recherches que j'avais faites.  

     

    J'ai donc fait l'acquisition d'un petit livre: Parfums du Mali, dans le sillage du wusulan (ed. Cauris) d'Adame Ba Konare (ex première dame du Mali). Il m'a ouvert les portes car elle a mené une véritable enquête.

     

     

    Le principe de base est très simple:

     

    *On pile des herbes et des résines que l'on recouvre de parfum (donc on les imprègne d'une base alcoolique)

     

    *On fait évaporer

     

    *On recouvre cette matière parfumée de lotions huileuses odorantes (on fait une macération  huileuse)

     

    On laisse -ou pas- macérer à nouveau.

     

    Dans certaines recettes, on ajoute encore du parfum, le plus précieux.

     

    Puis on utilise la matière (pas très ragoutante visuellement) sur des braises.

     

    Cette technique m'a immédiatement évoqué celle présentée par Greg sur le forum des Céphées. Il décrit la fabrication d'un "or liquide" à partir de résines, et dont le parfum est très persistant.

     

    Les ingrédients les plus souvent cités dans les formules données par Adame Ba Konare

     

    - les résines, encens notamment

     

    P1210945.jpgGwe sénégalais

     

    -Des racines de plantes. J'ai réussi quasi-miraculeusement à en trouver une, à l'état brut: c'est le gwe (cyperus rotondus)  de la même famille que les papyrus. Magnifique parfum dans le registre du vetiver, sans que cela y ressemble.


     -L'autre racine très souvent citée est le sarakatane (nom bambara)  ou saghine (nom français) corrigiola telephiifolia en latin. Je n'en ai pas acheté car celles que j'ai dénichées non sans mal étaient déjà  préparées… et parfumées, mais pas à mon goût. 

     

    -Parmi les autres ingrédients bruts:  clou de girofle,  écorce de citron,  bois etc.

     

    -Parfums et huiles parfumées: dans son livre, Adame Ba Konare explique qu'aujourd'hui, les créatrices de wusulan qui lui ont livré leurs secrets emploient des parfums et des huiles toutes prèts (dont Opium… ).  Elle donne les noms de certains parfums ajoutés couramment. J'ai réussi à en trouver quelques uns à Paris, j'ai acheté des mini  formats peu onéreux… mais, pour l'instant, je n'ai pas trop réussi à les apprivoiser; leur point commun: des notes rétro. Ce qui n'est pas étonnant car il s'agit de créations assez anciennes.


    Celui que je parviendrais le mieux à mater serait peut être Rêve d'or de Piver, qui possède quelques notes plus fraîches que les trois autres testés (Héliotrope blanc de Piver, Cuir de Russie, trouvé en lotion, de Piver et, sur base huileuse, Bint el Sudan)


     

    P1210947.jpgOn trouve du thiouraye tout prêt à Paris.

     


    P1210949.jpgCelui que j'ai acheté pour tester a la texture d'un tabac à priser très humide.

     

     

    Pour le wusulan, pour l'instant, j'ai fait chou blanc. 

     

     

    A partir de ces données, je me suis lancée.

     

    J'ai toujours des résines qui macèrent dans mes placards pour des teintures.

     

    J'ai choisi un bocal renfermant du benjoin et de l'encens trempant dans un mélange d'alcool, d'hydrolats d'encens et de rose et j'ai ajouté des pétales de rose rouge, -ceux de Baldwins sont parmi les plus parfumés que je connaisse-, un peu de vanille et du gwe que j'ai difficilement concassé.


    J'ai tendu une gaze ficelée autour de l'ouverture du bocal que j'ai exposé au soleil. Tout le liquide s'est évaporé en deux jours.

     

    P1210941.jpgtexture confiture après macération solaire

     

    J'ai alors ajouté des huiles parfumées:


    -une huile maison macérée aux épices


    -une huile de bain ylang-géranium-cédre. Curieusement, elle a donné une note "cocotte". J'ai baissé ces jupons trop affriolants avec 4 gtes d'HE de poivre noir, 2gtes d'HE de girofle dilués dans de l'huile de coco fractionnée et j'ai laissé macérer en sentant régulièrement.

     

    J'ai laissé plus de liquide que dans un thiouraye ou un wusulan car c'est l''huile, très odorante, que je désire utiliser pour l'incorporer dans des produits.


    J'ai préparé un autre essai plus minimaliste sur un mélange plus complexe de résines avec ajout de vanille, de roses et de gwe.

     

    Affaire à suivre avec les tests, mais déjà, je peux dire que cette technique est particuièrement inspirante et donne des résultats très tenaces.

     


     

    Résumé de la technique inspirée de la fabrication du thiouraye ou du wusulan

     

    -Piler des résines (encens, benjoin, opoponax, etc), des bois ou racines (vetiver, gingembre, ginseng, etc) très odorants. On peut aussi ajouter des morceaux de vanille à ce moment (on peut aussi en mettre à la fin) 

     

     -Recouvrir d'alcool (au moins 60°)

    On peut couper de l'alcool à 90  avec des hydrolats pour booster la note parfumée

     

    -Laisser macérer à l'ombre (assez longtemps, ça va de quinze jours à plusieurs mois, on juge au nez).

     

    Ajouter éventuellement des pétales parfumés de fleurs et de la vanille


    Dans ce cas, laisser encore macérer deux ou trois jours

     

    Exposer au soleil le bocal sans couvercle et recouvert d'une gaze protectrice jusqu'à évaporation totale du liquide. On obtient une sorte de confiture très odorante. Touiller. Rincer tout de suite à l'alcool  l'instrument de touillage car les résines collent

     

    Recouvrir d'huile. En choisir une qui résiste bien à l'oxydation: coco fractionnée, jojoba ou moringa qui a la réputation de bien fixer les odeurs. On peut bien sûr parfumer l'huile lors d'une macération  préalable.

     

    Si on veut obtenir un parfum huileux, recouvrir largement d'huile; si on veut tester sur des charbons, on se contentera de diluer à peine la matière première.

     

    Si on veut se rapprocher d'un vrai thiouraye, on peut bien sûr utiliser des parfums et des huiles de bain de grande marque… mais c'est à manier avec doigté… Dans ce cas, pour limiter les risques de cacophonie olfactive, penser à regarder la pyramide de ce parfum  (sur le site ozmoz par exemple) pour renforcer certaines de ses notes avec des matériaux bruts (hydrolats, plantes) qui leur correspondent.

     


     



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  • Pour varier les plaisirs, j'ai cherché de nouvelles façons de parfumer l'atmosphère. En me baladant sur le net, j'ai trouvé cette création de la très chic marque italienne Santa Maria Novella: des plaques de cire parfumée avec incrustations végétales. Je me suis dis: pourquoi pas me lancer…

     


    Ça n'a pas été difficile à faire, juste un peu d'attention… mais le résultat, très odorant, en vaut la peine. 


    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/abeille_03.gifLa cire

     

    J'ai choisi de la cire d'abeille blanche en pastilles et non parfumée comme base. J'ai hésité à ajouter une cire plus dure, mais j'ai voulu rester minimalistecomme la V.O.; donc cire d'abeille blanche, c'est tout. Après coup, je me suis dit que j'aurais pu ajouter une cire florale parfumée (au risque néanmoins de colorer la plaquette); de toutes façons, l'idée est venue trop tard… 

     

    La synergie odorante


    Pour le % d'ajouts parfumés, j'ai mis la barre assez haut: 8% car je voulais que l'odeur puisse rayonner. En effet, cette plaquette peut aussi se glisser dans un tiroir pour le parfumer. 

    j'ai choisi un accord  -œcuménique- : absolue de rose+ agrumes.

     

    Les incrustations


    J'ai retenu deux plantes très odorantes, mais très différentes. On ne les sent guère une fois incluses dans la cire

    -une feuille de sauge blanche améridienne (salvia apiana, utilisée dans les cérémonies de purification, pour le pôle masculin)

    -des pétales de rose rouge du Maroc (pour le pôle féminin)

     

    Le moule


    Là, j'ai un peu gambergé, arpenté les boutiques sans rien trouver de convaincant. J'ai fini par faire avec ce que j'avais sous la main: des moules à financier que je n'ai pas emplis jusqu'en haut.

    Il fallait prévoir un trou pour pouvoir passer les rubans. J'ai utilisé des mini  … entonnoirs à parfum et des tous petits bouchons à vis; j'avais pensé à des boutons, mais il fallait une certaine épaisseur pour pouvoir les ôter une fois la cire coulée et durcie.

     

    P1210123.jpgLa plaque toute nue, avec la feuille de sauge (roulée)  qu'on aperçoit entre deux pétales

     

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/abeille_03.gifLe making of

     

    *Faire fondre la cire au bain-marie


    *Attendre qu'elle refroidisse un peu mais sans prendre, ajouter le mélange d'He et touiller avec une spatule préalablement tiédie pour ne pas accélérer trop la prise

     

    *Verser dans les moules délicatement, en faisant attention de ne pas déplacer bouchons ou entonnoirs


    *Quand la cire s'opacifie légèrement, disposer sur chaque plaquette les végétaux préalablement choisis et préparés car il faut agir vite.Si la cire est trop molle, ça s'enfonce trop. Si elle a trop pris, ça ne tient pas. 


    *Démouler dès que c'est possible; avec le silicone, c'est facile. Puis ôter délicatement mais fermement les entonnoirs et les bouchons quand la plaquette est encore souple, ce qui limite les risques de casse. Si la plaquette gondole, la remettre délicatement à plat.


    *Finir de laisser durcir.

     

    P1210125.jpgDeux rubans en organza de deux tons de violet et un ruban en satin rouge, choisis en tenant compte des couleurs des pétales

     

    *J'ai ajouté un petit grelot et des rubans. Chaque plaquette pèse environ 20g.

     

    *Pour plus de simplicité, je donne les proportions pour 100g

     

    La recette


    92g cire blanche AZ

    8g HE soit:

     

    15gtes absolue de rose

    20gtes HE citron

    60gtes He orange sanguine

    60gtes HE pamplemousse

    60gtes HE orange


    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/animaux/insectes/abeille_03.gifSi l'on compte 30 gouttes par g, ça ne fait pas le compte, mais j'ai pesé (certains codigouttes donnent de grosses gouttes!) 

     



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    J'aime bien, en fin d'année préparer un parfum pour Noël.

     

    L'an dernier, j'avais publié deux compositions sur le forum Potions et chaudron.

     

    Pour 2010, j'avais l'angélique en tête. Je raffole du parfum de l'huile essentielle extraite des racines, qui a la propriété comme beaucoup d'He racines de se bonifier en vieillissant. Pendant longtemps, j'en ai utilisé une merveilleuse  venant de Neoils.

    Puis j'en ai trouvé chez Néroliane que j'ai oublié evolontairement; son parfum s'est beaucoup bonifié.

    Ma plus récente acquisition: une HE d'Essenciagua, très odorante. Mais quand j'ai comparé avec  celle de Neroliane, j'ai compris qu'il fallait que je la laisse tranquille un moment.

     

     

    L'HE d'angelique racine dégage un parfum vert, un peu amer, je dirais d'herbes froissées, avec une pointe épicée et musquée; elle contient -une rareté dans le monde végétal- une molécule du groupe des lactones qui rappelle le musc, aux effets de phéromone, (traduire: attraction animale… ) explique Monica Werner dans l'Aromathérapie (Vigot). J'en glisse souvent dans les baumes pour dormir. Voir ici avec la synergie astral dreams du site rainbow meadows et ici associée avec la lavande et le petit grain bigarade, un trio qui est un vrai délice. 

     

    Selon Monica Werner, ses propriétés au plan psychique: anti dépressive, neurosédative, reconfortante. Elle ancre.

    Attention, c'est une huile classée comme photo sensibilisante, et à utiliser avec précaution par voie interne.

     


     

    Pour Noël, je voulais pacifier la verdeur sauvageonne de l'angélique et obtenir une sensation de rayonnement solaire, malgré des notes vertes. Je me suis arrétée, de manière quasi obsessionnelle je dois dire, à  la vanille.

     

    Je suis allée voir ce qui avait été fait sur ces deux notes, j'ai trouvé Angelique noire de Guerlain et Vanille exquise d'Annick Goutal, ce qui m'a rassurée… 

     

    Pour arrondir encore, j'ai pensé à la douceur chaude et miellée de la cire d'abeille, à celle, fleurie, du néroli et au très discret parfum de santal de l'HE de muhuhu, un bois africain.

     

    Pour alléger ces compléments presque trop suaves, il fallait aciduler, non seulement avec des agrumes, mais avec des agrumes pointus… d'où le combawa (keffir) et le lime.

     

    Comme je cherchais un résultat très doux, j'ai pour une fois décidé de faire une huile de parfum (dosée à 10% d'HE), sur un fond à la fois odorant et peu enclin à l'oxydation, d'où le macérat de vanille sur coco fractionnée, complété à l'huile de moringa considérée dans l'Antiquité méditerranéenne comme le support huileux idéal des parfums… On l'appelait  l'huile de ben.


    Je n'ai pu fabriquer qu'en très petites quantités car j'étais presque en rupture de stock de CO2 de vanille, difficile à trouver en France si on en veut avec un taux élevé de vanilline. 


    Yavaitpluka… j'ai laissé macérer une quinzaine de jours.

     

    Mais dans quoi offrir?


     

    P1200884.jpg

     

    En allant cet automne  à Venise, j'ai eu la chance de trouver à Murano des mini fioles que j'ai rapportées bien emballées… sans penser que j'aurais à imaginer un système de fermeture efficace car les petits bouchons de verre étaient juste posés dans le goulot… 

     

    Après moult essais (et un peu de casse, j'ai tenté la cire à cacheter), j'ai  décidé d'utiliser de la patafix pour faire tenir ensemble le goulot et le bouchon.

     

    Pour consolider le tout et cacher la patafix pas très esthétique, je me suis souvenue des fermetures à l'ancienne…

     

    J'ai donc entouré le bouchon-goulot recouvert de patafix d'un peu de papier de soie doré et j'ai ligoté avec un fil de couleur contrasté. J'ai rangé ensuite dans une petite boite… le tout a tenu…


     

    P1200886.jpg

     

    Huile de parfum le soleil du cœur pour Noël 2010

     

    30gtes CO2 vanille à 12% 

    20 gtes HE muhuhu

    30 gtes He petit grain co-distillé avec néroli

    20 gtes absolue de cire d’abeille

    30 gtes angelique racines 

    10 gtes HE lime zeste

    10 gtes HE keffir zeste


    dans 41g vanille coco fractionnée

    et 10g huile de moringa


     

     

    Deux parfums à l'angélique que je trouve assez troublants (pour les avoir essayés)

     

    Aura chez Farfalla et Angeliques sous la pluie chez Frederic Malle

     

     

     


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  • http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules331.gif

    L'idée: préparer une lotion évanescente et très parfumée à pschitter, une sorte de brume lactée dont chaque ingrédient ou presque apporterait sa note olfactive. J'ai donc eu l'idée de m'inspirer de la formule de la 18, à base de ricinion qui donne des textures très légères.


    J'avais mis en macération un cocktail d'huiles essentielles, après avoir réalisé un baume qui avait beaucoup plu, mais le mélange reste si âpre que je n'ai pu l'utiliser seul; je l'ai apprivoisé avec de l'ylang et du jasmin.


    Deux cosméteuses de talent m'avaient offert des préparations agrumesques au nez exquis, que j'ai utilisées en hydro glycériné et en macérat huileux. 


    J'ai également joué en résonnance avec les teintures et les hydrolats, mais finalement, j'ai dû couper un peu avec une eau très douce car le mélange était… trop concentré!  Le résultat: très fleurs blanches ylang d'abord, jasmin ensuite, d'où le nom, avec un infime soupçon d'amande (la teinture de fleurs de pecher) et un peu de rose qui vient ensuite (hydrolat et macérat). La texture: un lait coupé d'eau.  


    Je n'ai pas compté en pourcentages, car j'ai dû ajuster patiemment le parfum (Michèle, tu ne m'en voudras pas…  ). On peut s'en inspirer à l'infini bien sûr… 

      http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules331.gif

     



    Spray de peau fleurs blanches d'Avril

     


    DSC01878.jpg(merci Irène pour la photo… )

     


     

    *40gtes HE  du mélange suivant (macéré au préalable):

     

    20gtes He camomille romaine

    20gtes HE encens (b. carterii)

    50gtes HE lavande vraie

    20gtes HE absolue feuilles violette

    10gtes He ylang extra        

    10gtes  HE tagetes minuta

    130gtes teinture benjoin


    *40gtes He ylang extra

    *20gtes HE jasmin  (Inde)

     

    *7g ricinion

     

    *10HG fleurs d‘oranger  (merci Lolitarose)


    *5 macérat d'orange dans coco fractionné (merci MLK)

    *10g macérat huileux de roses bretonnes

    *3g macérat de main de bouddha (agrume) dans olive


    *3g teinture de fleurs de pécher 2010

    *2g teinture de jasmin

    *5g teinture ginseng frais/rose


    *80g hydrolat de rose

    *25g hydrolat d’ylang


    *36g eau de glacier


    *0,5% geogard


    Making of


    *Verser les HE dans un becher stérilisé

    Ajouter le ricinion, touiller


    *Ajouter ensuite dans l'ordre des ingrédients cités,


    *Touiller régulièrement,


    *Mettre en vaporisateur.


    c'est tout.

     

    http://pagesperso-orange.fr/safran2c/Ikaos/boules331.gif

    Pour un précédent essai, plus simple avec teintures de fleurs de pécher et  ginseng, voir ici

     

     



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  • Je fabrique de temps en temps des parfums pour moi ou pour offrir. La règle du jeu: employer ce que j'ai sous la main de "naturel", c'est à dire sans fragrance.


    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/rose_04.gifAu fil du temps, j'ai constaté qu'il m'était plus facile de construire un parfum avec un nombre limité d'huiles essentielles sur une base complexe de teintures, plutôt que de combiner de nombreuses huiles essentielles sur une base simplement alcoolisée pour les raisons suivantes:



    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifUne huile essentielle déploie sa complexité de façon plus intéressante si elle trouve des accords en mineur avec une teinture ou un hydrolat du même végétal


    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifElle s'étale plus à son aise et ses nuances jouent plus facilement si elle n'a pas à rivaliser avec trop de concurrentes. On pourrait dire qu'une He est déjà à elle seule un parfum…


    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifMentalement, il est plus facile de construire une première structure olfactive élaborée avec des teintures qui ont des notes  simples.



    J'étais donc en train d'explorer cette voie depuis un moment quand j'ai rencontré récemment un créateur de parfums qui travaille à la fois en bio et en conventionnel.  Il m'a dit penser plus facilement un parfum bio à partir de fractions odorantes de molécules d'He -linalol, géraniol, etc…bien définies olfactivement- qu'à partir d'HE. Si elles sont présentes en grand nombre, elles peuvent donner un résultat chaotique. J'ai alors réalisé qu'il travaillait en naturel comme les nez ont l'habitude de fonctionner en conventionnel… et j'ai découvert aussi qu'il n'est pas le seul à agir ainsi.


    Je lui ai alors demandé s'il pensait travailler avec des teintures … il m'a répondu que oui,  justement parce que les teintures ont des notes mieux définies et plus faciles à manier que les HE; il a pris l'exemple de la teinture de vanille, au nez plus simple que l'oléorésine…


    Ce qui m'encourage à poursuivre mon chemin avec les teintures…  l'accès aux molécules isolées d'He étant réservé aux professionnels. Je ne déteste pas non plus relever des défis: ici, comment bien faire autrement…


    (Et j'ai également en archive des compositions parfumées avec plus d'une dizaine d'HE dont je ne suis pas trop mécontente).


    Je donne ici en exemple une composition réalisée cet été pour offrir:


    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/rose_04.gifParfum de fin d’été 

     

    21g teinture de coriandre

    20g teinture de rose (un cadeau d'’Irène)

    27g teinture de ginseng

    4g teinture de fleurs de pêcher

    3g teinture d'encens (que j'avais oubliée de noter)

    7g teinture de géranium

    9g teinture de rose damascena/sur hydrolat centifolia

    12g hydrolat de rose enfleurage

    5gtes HE poivre vert Florame (merci Michèle, j'adore cette HE!)

    6gtes HE rose bulgare

    3gtes Hina

    15gtes teinture de benjoin

    J'ai rectifié après quinze jours en rajoutant le hina car le mélange manquait de fond; la plupart des teintures jouant ici en note de cœur ou de tête. J'ai pensé ce parfum en rose et vert.



    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifLe résultat: on est vraiment sur une dominante de rose très bouquet de rose, mais pas simplette, sur fond légèrement satiné.

     

     


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  • J'ai un peu hésité avant de parler de cette formule, car elle est très proche de celle de la Rose sortie du bois. Je me lance quand même; cela me permet de fournir quelques détails car on me demande souvent des précisions par mail.

    Surprise de roses

    80ml teinture de ginseng
    10ml teinture de rose centifolia (cadeau de Michèle)
    10ml teinture de rose damascena
    4ml teinture de fleurs de pêcher
    6ml teinture de palo santo dans du rhum
    20gtes teinture du ficus de Boudha
    4gtes HE rose bulgare
    8 gtes teinture de benjoin.

    Mon objectif pour cette tentative était de parvenir à fixer d'avantage le parfum. J'ai suivi deux pistes.


    Photo provenant de l'article de wikipedia consacré au bursera graveolens.


    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/rose03.gif Pour que le mélange tienne mieux, j'ai ajouté de la teinture de palo santo, un bois sud américain (bursera graveolens) très parfumé, de la même famille que… l'encens et que l'on brûle dans les églises. A lui seul, il m'évoque mes séjours dans les Andes. Je dois à Malégria d'être régulièrement approvisionnée en petits fagots odorants, une vraie madeleine olfactive qui me ramène des années en arrière… La marque brésilienne Natura vend un parfum à base de palo santo que je trouve assez réussi (je vais sentir de temps en temps le flacon en boutique… )

    Quand j'avais préparé cette teinture… il y a deux ans déjà, j'avais voulu faire un essai avec un rhum très alcoolisé (57°) que j'avais déniché. Hélàs, le mélange a obstinément dégagé une puissante odeur… de rhum, le palo restant aux oubliettes. Je reniflais régulièrement le bocal qui dormait tranquillement à l'ombre dans un placard, quand récemment, j'ai découvert que le bois avait enfin triomphé de la gnole. J'ai filtré.

    Pour résumer:

    ginseng: teinture de racine,
    palo santo: teinture de bois
    fleurs de pécher: teinture de petits rameaux, de bourgeons et de fleurs
    ficus de bouddha: teinture de feuille
    roses: teinture de pétales

    Le végétal est donc présent sous toutes ses formes, ce que je trouvais intéressant.

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/rose03.gifUne fois le cocktail des teintures réalisé, j'ai ajouté l'HE de rose bulgare et j'ai gardé la bouteille à l'ombre trois semaines environ, alors que précédemment, je n'avais pas fait macérer. J'ai senti régulièrement et fait sentir à mon testeur maison. "Pas assez rond" a t-il trouvé. A mi parcours, j'ai donc rajouté de la teinture de benjoin qui a pacifié le tout, en accentuant la fixation.

    Avant la filtration définitive, j'ai placé le flacon une nuit au congélateur (ce qu'on appelle glacer en parfumerie, étape qui permet la précipitation des impuretés).

    Le parfum m'a semblé plus fruité et plus capiteux que dans la précédente version. Rose profond?






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  • Fin mai, c'est encore la saison de la récolte des roses centifolia autour de Grasse.

    On en tire de l'absolue plutôt que de l'huile essentielle, dont le rendement est trop faible (il faut 5tonnes de centifolia pour obtenir un kilo d'huile essentielle, alors que pour un kilo de concrète, -dont on tirera un demi litre d'absolue-, 400kg de fleurs suffisent); j'ai appris que pour fabriquer de l'hydrolat de roses centifolia, les producteurs préféraient distiller les variétés doubles; pour l'absolue, le choix se porte sur les simples (qui ne comptent qu'une cinquantaine de pétales, malgré leur nom… ).

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifL'absolue est surtout utilisée dans la composition des parfums.




    Plantées en longues rangées, les centifolia sont d'un rose très rose, qui pâlit quand les dernières fleurs s'épanouissent sur les pieds.

    Le pistil très jaune se dévoile lorsque s'ouvre le cœur d'abord resserré en forme de bouton.


    C'est une variété mellifère, que l'on va récolter pendant 20 à 25 ans; les arbustes taillés pour avoir une croissance de 7 à 8cm par an ne sont pas des remontants (ils n'ont qu'une seule floraison par an).

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifLes cueilleuses (il y a surtout des femmes) ramassent 6kg à l'heure en moyenne (on compte 400 roses environ par kilo… ); elles saisissent les fleurs d'un mouvement tournant pour détacher la tête; j'ai été surprise de découvrir qu'on n'effeuillait pas les pétales avant la transformation…
    -"et puis quoi encore", m'a dit l'un des propriétaires de ces champs fleuris.


    (J'ai photographié… une photo du Musée international de la parfumerie montrant l'enfleurage)

    Grasse a longtemps pratiqué l'enfleurage (étalage des pétales sur de la graisse animale, avec renouvellement des couches de fleurs pour obtenir une imprégnation soutenue) pour produire des gras parfumés qui servaient à adoucir les peausseries fabriquées dans la région depuis le XVII° siècle. Quand l'extraction des matières premières odorantes s'est modernisée, il y a eu un essor de l'exploitation des plantes à parfum, alors très diversifiées (mimosa qui existe toujours, basilic, réséda, jasmin, rose centifolia), dans la région. Le choix s'est peu à peu restreint sous la forte pression immobilière des années soixante dix et la concurrence de pays tropicaux à la main d 'œuvre bon marché.

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifDepuis quand les roses centifolia sont elles cultivées à Grasse? Je n'ai pas obtenu de réponse précise; probablement fin XIX°-début XX°siècle; les centifolia (une espèce hybride) auraient fait leur apparition en Hollande au XVII° siècle. On trouve aussi 1650 comme date d'arrivée des roses dans la région grassoise, sans précision de la variété.


    Une fois cueillies et mises en sacs de jute, elles sont immédiatement  transformées pour éviter les fermentations.


    On  verse les têtes fleuries par couches de 50kg sur de grands disques, emboités dans de grosses cuves d'acier (d'une capacité de 5 disques) que l'on recouvre de 2000l de solvant (l'hexane, toxique, inflammable, très volatil mais très efficace pour extraire pigments, molécules odorantes, etc ). L'hexane recyclé va repasser trois fois sur les fleurs avant d'être éliminé (l'élimination finale se faisant sous basse pression pour éviter de trop chauffer, l'hexane bout alors à 30°)

    Les gros "gâteaux de roses" passées à l'hexane


    4000kg de roses dans cette boite…


    Le liquide obtenu fige en refroidissant. C'est la concrète, composée de cire et d'absolue. Pour éviter l'oxydation, la boite de concrète est gardée au frais; elle peut être stockée plusieurs années. On l'utilisera à la demande quand on voudra procèder à l'extraction de l'absolue (la partie soluble dans l'alcool).

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifOdeurs
    Dans les champs par vent de face, le parfum des centifolia est fin et léger, pimpant je dirais, presque savonnette à la rose.

    Lorsqu'on ouvre les cuves, une odeur de caramel de rose s'échappe et colle au nez.

    Quant à la concrète, elle a des notes herbacées (proches de celles que l'on obtient avec les macérations huileuses). Je n'ai pas eu l'opportunité de sniffer de l'absolue de centifolia.

    Au musée de la parfumerie de Grasse autour des roses



     

























    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rose/boutonan5.gifLiens

    Sur l'évolution des matières premières à parfum à Grasse ici

    Sur l'arrivée des centifolia à Grasse en 1895 (?)  ici





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  • http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/rose03.gifJe suggère souvent de préparer des teintures alcooliques car elles permettent  d'obtenir des liquides très odorants. Oui, mais qu'en faire après? Voici un exemple d'eau de parfum réalisée avec des teintures maison. Le résultat olfactif, du style "rose sortie du bois", donne du baume au cœur en douceur et tient assez bien, dans la mesure où les teintures sont concentrées. Les ingrédients ont également été choisis en fonction de leur force énergétique.
     

    La rose sortie du bois: teinture énergétique parfumée

    40ml teinture de ginseng
    10ml teinture de rose
    2ml teinture de fleurs de pêcher
    10gtes teinture du ficus de Bouddha
    2gtes HE rose bulgare



    Les ingrédients


    Racines de ginseng coréen

    Teinture de ginseng


    J'ai réalisé une première teinture qui a macéré une quinzaine de jours avec:

    -20g de racine de ginseng concassée en morceaux … au marteau (le ginseng a été placé dans un torchon propre; c'est la technique la plus efficace que j'ai pu tester).
    -63g alcool 96° bio
    -32g eau de rose égyptienne

    Après filtration, j'ai prélevé un peu du liquide que j'ai versé dans un bocal où j'ai remis les morceaux de ginseng. J'ai ajouté 200g d'alcool de fruits à 40°. J'ai filtré au bout de deux mois. On obtient une teinture délicieusement odorante.

    Teinture de rose à 60°

    -36 g eau de rose centifolia (Sylviane Reina)
    -96g alcool 96° bio,
    -boutons de rose de Damas bio "décortiqués" (j'ôte la base blanche et j'épluche les boutons, c'est du boulot mais il y a moins d'amertume)

    Je laisse macérer jusqu'à décoloration des pétales et je filtre.

    Teinture de fleurs et de bourgeons de pêcher

    Voir l'article précédent ici

    Le ficus de Sarnath

    Teinture du ficus de Bouddha

    C'est ma fiole magique embouteillée à Sarnath, en Inde. Voir ici


    Rose de jardin (non bulgare… )

    Huile essentielle de rose bulgare

    Même très peu dosée, je trouve que l'huile essentielle de rose a un véritable pouvoir harmonisant.

    Mélanger tous les ingrédients dans un flacon. Et c'est tout…
    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/fleurs/rouge/rose03.gif




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  • A Kannauj, je n'ai pas seulement senti le vetiver. J'ai aussi découvert le hina, appelé parfois shamama.


    Qu'est ce que c'est? Une composition parfumée traditionnelle produite par distillations successives de lichen (appelé charilla, parmelia perlata, parmeliacée), de racines (comme celle du bala, sida cordifolia, malvacée), d'épices (safran, muscade, clous de girofle, etc), de tiges, feuilles ou fleurs de végétaux venus d'Assam, du Népal, du Deccan…

    Le choix des plantes pour le hina


    … ou des montagnes himalayennes, comme le nard (nardostachys jatamansi, valérianacée) dont on utilise les rhizomes séchés. J'en ai obtenu un peu que j'ai mis à macérer dans de l'alcool dès mon retour. Le parfum est déjà là, incroyablement présent, très nicotiné, sombre-chaud.


    Nard ou bal chad
    Nard en macération alcoolique

      Racines de bala (sidia cordifolia, une malvacée)

    J'ai un peu assisté à la longue distillation du hina qui se fait en petits chaudrons de cuivre (ou deg) étroitement lutés (photos 1 à 3 ci dessous), chauffés au bois (photo 4) ou à la bouse de vache et dont la condensation est recueillie, via deux tuyaux coudés en bambou (chonga) (photo 5), dans des vases à col haut (bhabka) (photo 6) refroidis dans des petits bassins emplis d'eau fraiche (5° photo ). 
    Le process peut durer près de trois semaines.






    (photos de la distillation: MC)



    Les hinas que j'ai vu produire étaient programmés l'un pour aromatiser tabac, gutkha et chewing gum, l'autre pour être vendu en parfum.




















    Un sachet de Gutkha produit à Kanpur, aromatisé avec du hina de Kannauj. A droite, on voit les petits morceaux friables que l'on suçote avant de les recracher.




    Une fois distillées, les plantes récupérées sèchent au soleil, sont réduites en poudre pour parfumer les batons d'encens.

    *Hina designe parfois aussi le henné (henna ou hena), dont on distille feuilles et/ou fleurs, ce qui crée des confusions.

    Liens

    *Tous les détails (en anglais) sur le site de whitelotus aromatics ici

     *(en anglais et en pdf) sur ce type de distillation: ici

    *commercial mais intéressant (en français): comment cultiver de la sida cordifolia ici

    *  Marie Madeleine se parfumait au nard (en français) ici




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