• Je poursuis mes expérimentations agaçantes au four. Pour cette fournée, j'ai décidé de faire des comparaisons. Une partie a fini sa cure au four. L'autre sèche tranquille à l'air libre.

     

    Comme il s'agit de savons destinés à être offerts pour l'été, je suis partie du parfum, que je voulais frais avec des notes citronnées

     

     

     

     

    Parfum (4% du poids des huiles)

     

    3 cananga

    4 lemongrass

    11 sapin baumier

    6 citron bio

    dans 2g huile de ricin

     

    Le sapin baumier a des notes d'agrumes très agréables. Le cananga (un ylang plus brutal que le véritable ylang) vient en contrepoint arrondir le tout.

     

     

     

    600g d'huiles


    121g huile d'olive macérée aux épices de pain d’épice (notes poivrées qui ressortent)

    120g arachide raffinée

    168g coco

    100g palme bio

    91g beurre de cacao

    3 gelules toco 500 (vitamine E, antioxydante)

    15gtes extrait CO2 romarin (antioxydant)

     

    Gras:  saturés 47% Insaturés 53%.


    Sauf dans le cas des savons à 80% d'huile de coco, je veille à ce qu'il y ait toujours plus d'acides gras insaturés (acides oléique, ricinoléique, linoléique et linolénique) donnant de la douceur que de saturés (acides laurique, myristique, palmitique et stéarique). Pas pas trop quand même, pour ne pas avoir de savons trop mous. Les acides gras saturés apportant en effet dureté et pouvoir moussant.

     

    Lessive de soude  diluée à 30,5¨% pour un surgraissage à 8-9

     

    Couleur

     

    1/3 de la pâte a été mélangée à de l'oxyde marron (merci Nandini ou Alikea, je ne sais plus laquelle des deux m'a donné cet oxyde) et de la poudre de caroube crue dilués dans un peu d'hydrolat de galinsoga.

     

    Soupçon de miel d'eucalpytus à la trace.


    INS 161

     

    J'ai donc coulé d'abord de la pâte claire au fond de petits moules rectangulaires, attendu un peu pour verser la pâte foncée. Il y avait deux belles couches.

     

    Par ailleurs, j'ai versé (sans mélanger les pâtes) le reste dans des moules "chat" milky way. 

     

    J'ai glissé la plaque silicone des moules rectangulaires dans le four -chaleur tournante- prélablement chauffé à 60°. J'ai laissé deux heures, éteint le four où le moule a passé le reste de la nuit.


    Quadruple déception le lendemain:


    -les couleurs ont beaucoup foncé


    -la démarcation entre les deux couches est devenue des plus floue.


    - la tranche du savon s'est criblée de minuscules trous


    -la base du savon est restée un peu trop molle; j'ai dû la "peler".

     

     

    P1000567.jpgOn distingue bien l'irrégularité de la tranche

     

     

    Comme ces moules présentaient un petit rectangle en creux, j'ai tamponné un papillon à l'intérieur (à l'aide d'une sorte d'emporte-pièce à poussoir en plastique) pour me remonter le moral. J'ai ensuite passé l'empreinte au mica or.

     

     

    P1000572.jpgIls sont en réalité plus grands que le savon rectangulaire

    Les chats, en revanche, se portent comme un charme…

     

    Le parfum est agréable, mais le résultat des savons passés au four est bien différent de celui que j'avais imaginé.

     

    Je ne renonce pas.

     

    Je voudrais savoir si cela dépend du choix des huiles (j'avais réalisé une série tout palme cuite au four, sortie impeccable), des différentes qualités de silicone (j'essaie divers moules), de la taille des moules (j'ai tenté aujourd'hui dans un plus grand moule), de la température du four (je suis passée de 80° à 60°, je tente le démarrage à froid), ou d'autres facteurs qui m'échappent.

     

     

      


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  • Que faire avec des baumes au karité qui ont granulé au fil du temps? Les incorporer dans un savon.

     

    J'avais fait ces baumes à la tomate et parfumés à la rose en septembre 2010 et les avais offerts, sauf deux retrouvés, avec des granulations en surface dues probablement au karité. Comme le parfum est resté vraiment intact, j'ai décidé de les ajouter à un savon, comme un surgraissage. 

     

    Huiles (600g)

     

    J'incorpore souvent du gras de bœuf et/ou du beurre de cacao qui apportent tous deux beaucoup d'onctuosité à la pate.

     

    Selon soap calc:

     

    Acides gras du gras de bœuf


    acide laurique 2

    acide myristique 6

    acide palmitique 28

    acide stéarique 22

    acide oléique 36

    acide linoleique 3

    acide linolénique 1

     

    Acides gras du beurre de cacao

     

     

    acide palmitique 28

    acide stéarique 33

    acide oléique 35

    acide linoleique 3

     

     

    On constate curieusement qu'ils ont des % proches en acide palmitique, stéarique, oléique, et linoléique, le gras de bœuf fournissant par ailleurs un éventail plus large d'acides gras (dont 1% d'Oméga-3). On pourrait donc -presque- substituer l'un à l'autre. 

     

    Tous deux acides gras saturés, acide palmitique et stéarique apportent à la fois dureté et onctuosité. L'acide oléique (mono insaturé) donne de la douceur.


    Très bon fournisseur d'acide stéarique: beurre de kokum (56%), si on excepte l'acide stéarique elle-même, bien sûr.


    Pour l'acide palmitique: huile de palme rouge (44%)

     

    Pour l'acide oléique: tournesol oléique (83%)

     

     

    coco 180,

    cacao 60

    arachide 180

    carthame oléique 80

    gras de bœuf 100

     4 gélules toco 500 (vitamine E)

     

     

    lessive de soude à 30,5% pour un surgraissage à 8-9.

     

    2 baumes à lèvres tomato rose (17g, soit un peu moins de 3%) dans les huiles à la trace. Bien mixer pour incorporer et unifier le mélange.

     

     

    Parfum


    Le baume avait un parfum très suave, mais j'ai douté de sa résistance à la soude. J'ai donc composé un mélange que j'espère pétillant, avec une bonne touche du puissant et fruité davana.


     5% d'HE diluées dans 2g ricin:


    8g citron

    10g lemongrass

    4g davana

    8g basilic exotique

     

    Couleur

     

    un mélange d'oxyde rose et jaune dilués dans un peu de pate avant la trace, puis  reversés dans le récipient principal.

     

    Souhaitant offrir ces savons assez vite, j'ai une fois de plus- en tremblant un peu en raison du choix précieux des HE- fait cuire au four.


     

    P1000564.jpgOn aperçoit quelques micro bulles au bout des "pétales"


    Prudemment, j'ai choisi le minimum- 60°- et laissé trois heures, puis la nuit, four éteint.


    Je n'ai pas eu de débordement mais:

     

    -les couleurs veinées se sont allègrement mélangées pour donner un reflet beige à peine orangé

     

    P1000563.jpgLes bulles plus larges donnent un peu la pelade…

     

    - dans la plaque glissée au fond (donc plus chaud qu'au devant) la pate a émis des bulles en bas du moule, ce qui ne donne pas de surface lisse au final sur la moitié des savons. 

     

    Ils sentent très bon, heureusement…

     

    t


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  • L'idée: tester des moules plaque de chocolat … pour  faire des savons au chocolat. D'où l'emploi de beurre de cacao et de cacao cru.C'est une recette que je voulais simple, elle l'est.

     

     

    Les huiles

     

    240 huile de coco vierge

    30 beurre de cacao

    30  huile d'arachide raffinée

     

    L'une de mes associations préférées quand je fais des savons au coco surgraissés à 20%.


     *1 carré (3g) de cacao cru ajouté dans le beurre de cacao fondu. Comme le beurre de cacao fond vers 38°, à ce stade, les vertus anti oxydantes du cacao cru n'ont pas été trop altérées. En effet, on l'obtient avec une torréfaction des fèves en dessous de 40°, ce qui préserve ses polyphénols.

     

    *Lessive de soude à 30,5% pour un surgraissage d'environ 20


    ½ cuillére à café de poudre de caroube crue dans les huiles.

     

    La caroube est parfois utilisée comme un substitut du cacao. Les fruits du caroublier, un arbre méditerranéen, ressemblent à des gousses de vanille géantes, avec une peau lisse et noire (la poudre utilisée est marron). Leurs propriétés: ils sont riches en calcium, en vitamines A et BA1. Quand elle dite crue, cela signifie que la caroube a été torréfiée à moins de 40°.


    Néanmoins, lors du processus de saponification, la température a dû grimper au dessus…  donc je ne jure pas que les vertus du cacao et de la caroube crus ont été sauvegardés.


    4 gelules toco 500 (vitamine E)

     

    Parfum


    Ayant déjà "gâché" du CO2 de cacao dans un savon (le parfum s'était évanoui complètement), j'ai préféré m"en tenir à des HE épicées, un mariage inratable. Pour l'instant, le gingembre est le vainqueur.


    Dans un peu d'huile de ricin:

     

    4g HE muscade

    4g HE gingembre sauvage

    2g HE poivre noir

     

    P1240761.jpgplaque de chocolat cru et… savon chocolaté

     

    J'ai coulé dans les moules. Ceux que je n'ai pas assez longtemps laissé au froid se sont brisés en deux au démoulage.


    Les autres ressemblent à s'y méprendre à une plaque de chocolat au lait. 


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  •  

    On m'a offert récemment de si belles roses que j'ai eu envie de faire des savons en forme de rose (ce que j'avais déjà fait) mais vraiment parfumés à la rose. Une certitude: il fallait utiliser de l'absolue de rose…

     

     

    Huiles

     

    100 huile d'arachide raffinée

    27 huile de ricin bio

    44 gras de bœuf

    237 huile de grignons d'olive

    174 huile de coco indienne

     

    J'ai choisi des huiles et des gras qui, selon mon expérience, apportent beaucoup de douceur.

    Pour la première fois, par curiosité, j'ai testé la lessive de soude. Conclusion provisoire: c'est plus rapide.

    Lessive de soude à 30,5% pour un surgraissage à 8-9

     

    Une demi-cuillérée à soupe de crême fraîche à la trace, toujours pour la douceur

     

    Parfum


    7g absolue de rose

    4g HE sauge sclarée

    9 g HE lavande fine

    Dans un peu d'huile de ricin+4 gélules toco 500 (vitamine E)

     

    On ne sent pas la sauge sclarée, utilisée pour fixer, le parfum de la lavande s'est presque entièrement fondu dans celui de la rose, ce qui me ravit. L'absolue de rose a teinté les huiles en jaune-orangé.

    + 10gtes EPP pour limiter l'oxydation.

     

    Couleur


     

    P1240748.jpg

    Ces roses incroyables étaient déjà ouvertes ainsi quand je les ai reçues, elles ont tenu plus d'une semaine (j'ajoute toujours un peu d'EPP dans l'eau)


    Les roses que j'ai reçues étaient d'un rouge profond, mais je ne sais pourquoi, pour ces savons, j'avais en tête des roses panachées. 

     

    J'ai donc composé un rouge que j'avais déjà expérimenté en partie l'an dernier ici. J'ai  mélangé mica rouge bordeaux, ocre rose et poudre de rhubarbe. J'ai délayé un bon tiers de la pate dans ce cocktail et reversé dans le récipient initial pour obtenir un mélange marbré de la consistance d'une crème pâtissière. Et j'ai coulé dans les moules.

     


     

    P1240757.jpgCertains savons sont plus rouges, mais ne sortaient pas bien en photo

     

    Et, pour une fois, j'ai obtenu des savons en forme de rose… parfumés à la rose.

     

     



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  • Deux bonnes raisons de savonner (on en trouve toujours… ): je voulais utiliser de l'HE de khus (vetiver indien) achetée à Calcutta mais que je ne trouve pas assez intéressante pour de l'aroma. Par ailleurs, j'ai été séduite par un nouveau savon "texturé" de Colchique qui, bonus, a mis des liens sur la façon de faire.


    Je suis restée modeste car il s'agissait de travailler le dessus de savons cubiques, déjà quasiment formatés.   Je me suis donc entraînée … aux spirales.

     

    Choix des huiles

     

    J'en ai profité pour faire du tri et vider des fonds de bouteille tout en comptant 5% de ricin et 10% de beurre de cacao, deux ingrédients que j'apprécie beaucoup à ces pourcentages pour  l'onctuosité qu'ils apportent.

     

    700g huiles

     

    200g coco  28,57%

    35g ricin 5%

    70g beurre de cacao 10%

    36g noisette  5,14%

    91g noyaux d’abricot 13%

    268g grignons d'olive  38,29%

     


      Soude pour un surgraissage à 8.


    200g d'eau déminéralisée


    Pour fignoler l'ambiance vétiver, j'ai ajouté 5g de racines (de vétiver) finement effilochées -je les ai achetées comme ça- dans le mélange eau+soude, avant de filtrer le résultat au-dessus des huiles. Malgré des gestes prudents, patatras…   un petit paquet de brindilles a chûté dans le saladier, et j'ai donc dû tout refiltrer.

     

    Les racines de vetiver sont parfois utiisées pour purifier l'eau, comme le rappelle Lalla dans un très joli article ici.

     

    Parfum 


    *23g He de khus.

    Quand le vetiver est distillé en chaudron de cuivre on l'appelle ruh khus; il arbore une teinte d'un vert obscur et il est très puissant, avec une note terreuse. Ce khus trouvé à Calcutta dans une autre boutique que celle évoquée ici est d'un vert très sombre, il semblait costaud; est-ce du ruh khus? Pas sûr. Je trouve qu'il s'est fait piéger par le basilic  venant de Néroliane.


    *5g He de basilic indien, choisi pour ne pas dépayser le khus. Je suis dépitée car lorsque j'avais acheté ce basilic chez Néroliane, je m'étais fiée à l'appelation "basilic indien", qui est celle du basilic sacré (ou tulsi). Or en examinant sa composition après coup, j'ai compris qu'il s'agissait en fait de basilic tropical -récolté en Inde certes-, riche en methyl-chavicol, et non de tulsi très différent. 

     

     *6g HE de lavandin super pour arrondir le tout.

     

    Ajout


    8g poudre de yaourt (merci Michèle) diluée au préalable dans un peu d’eau, à la trace

     

     

    J'ai choisi de faire un bicolore pour jouer sur la géométrie des cubes.

     

    J'ai divisé la pâte en deux.


    L'une est restée telle quelle, c'est elle que j'ai coulée en premier dans le moule.


    J'ai ensuite tamisé de la poudre de cacao pour créer une fine ligne de démarcation.



     

    P1240753.jpgLa ligne est très discrète mais le saupoudrage facilite la bonne séparation des couches.


    J'ai versé le reste de pâte dans un récipient renfermant de l'oxyde vert +Mica TKB blue pop dilués dans un peu d'eau, j'ai bien touillé puis mixé avant de verser à la trace assez ferme. 

     

    P1240752.jpgJ'ai fait la photo quand les savons étaient tout frais donc encore un peu mous, ils paraissent poudrés, en les rinçant la surface devient  lisse

     


    La spirale sur le dessus

     

    J'ai utilisé le manche en acier d'une petite cuillère pour tracer une spirale d'un geste vif, et à plusieurs reprises. Il faut que la pâte ait un peu de tenue pour que le dessin ne s'applatisse pas. 

     

    La série est en train de sécher, son apparence reste lisse (la partie jaune plus que le vert, plus mat) et elle dégage plutôt une odeur de tulsi.

     


     


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  • J'ai voulu tester dans un savon une huile au labdanum récemment préparée.

     

    J'ai adopté la technique du wusulan présentée ici: faire macérer de la résine dans un peu d'alcool, évaporer l'alcool (facile avec les radiateurs allumés en hiver) recouvrir d'huile et laisser macérer au chaud. Le résultat: une huile très parfumée.

     

    J'ai décidé de tester sans ajout d'HE avec juste un peu de poudre de myrrhe censée faciliter la fixation des parfums.

     

    Je poursuis ma nouvelle série coco surgraissé à 20%. J'ai complété le coco avec de l'huile d'arachide raffinée pour obtenir une teinte claire. Ce mélange, l'un de mes préférés, donne une mousse très fine pour un savon très doux.

     

     

    Savon myrrhe labdanum

     

    240g huile de coco

    60g  huile d'arachide raffinée

    1 cuil à café argile blanche

    ½ cuil à café poudre de myrrhe

    ½ cuil à café CO2 romarin (anti oxydant)

    2 gelules toco 500 (vitamine E anti oxydante)

     

    110 eau déminéralisée

    soude pour un surgraissage à 20


    à la trace: 2,5 cuil à café d'huile d’olive au labdanum (pour 300g d'huiles)

    Mica nacré

     

     

    P1240018.jpgLes minuscules points sombres sont du labdanum

     

     

    Pour décorer, j'ai placé un petit bouton ancien au milieu de chaque moule marguerite. Je les avais maintenus avec une baguette lors du versage de la pâte à savon, mais certains ont bougé. 

     

    Verdict odorant: parfum très doux, mais vraiment très discret… Peut être faudrait-il augmenter la dose d'huile parfumée, qui l'était vraiment pourtant.

     

    A défaut d'embaumer, j'espère que ces savons auront des vertus réparatrices en raison de la présence du labdanum et de la myrrhe, cicatrisants.


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  • Je n'avais pas encore testé le jus de carotte dans un savon… J'ai essayé de deux manières assez proches. Une fois en l'utilisant pour diluer (en partie) la soude. Seconde version: en l'ajoutant aux huiles.

     

     

    J'en ai profité pour faire d'autres tests. J'ai offert à Noël "mes recettes de savon" de Melinda Coss. Je l'ai vite parcouru avant de faire le paquet et j'ai découvert que pour obtenir un  parfum plus tenace, elle conseillait d'ajouter des végétaux, des poudres, enfin quelque chose dans le mélange d'HE qui pouvait donc imbiber une texture et conserver mieux l'odeur. Ce que j'ai pratiqué ici.

     

    J'ai choisi la même formule et le même genre de moule pour pouvoir faire des comparaisons.

     

    Pour les deux versions, c'et un coco surgraissé à 20%, complété avec beurre de cacao et arachide, une formule que j'aime beaucoup

     

     

     Savon 1 carotte-litsée

     

    Huiles

    480g coco

    60g beurre de cacao

    60g arachide raffinée

    4 gelules vit toco 500

     

    soude pour un surgraissage à  20%


    eau: 220g dont 95g de jus de carotte bio en glaçons mous

    mélange à 40°

     

    parfum (HE)

    2,5g sauge sclarée

    7g cannelle écorce

    3g carvi 

    18g litsée citronnée

     1g extrait CO2 romarin 

     

    P1240004La qualité de la photo est moyenne, comme la lumière à Paris en  ce moment…

     

    J'ai versé dans ce mélange un peu de pétales de souci (Altaïr), coupés fin aux ciseaux.

     

    J'ai aussi préparé des petits morceaux de savon que j'ai enrobés d’1 cuil à café d’argile blanche pour les introduire dans les 2/3  de la pate que j'ai versée en premier dans le moule. Ce qui m'a donné l'idée de l'argile, c'est la techique pour bien répartir les raisins dans un cake: mieux vaut les fariner avant…

     

    J'ai ensuite tamisé une fine couche de poudre cacao bio 


     Puis le dernier tiers de la pate a été mélangé à une pointe d'ocre rose d’Italie à peine diluée avant d'être versé.

     

     

    Le savon a traversé une incroyable phase de gel qui l'a foncé, puis il s'est un peu éclairci par la suite. Je le trouve assez esthétique et le parfum de litsée est boosté par le reste des He sans que l'on devine exactement par quoi.


     

    Savon 2 carotte -cananga

     

    Huiles

    480g coco

    60g cacao

    60g arachide

    4 gelules toco 500

     

    Soude pour un surgraissage à 20

    150g eau

     

    72g jus de carotte bio tièdi, mélangé  avec les huiles

     

    parfum (HE)

    7g cannelle écorce

    10g amyris

    2g sauge sclarée

    12g cananga

    Le tout saupoudré de 1g de poudre de gingembre bio

     

    P1240011.jpg

     

    J'ai disposé au fond du moule de fines bandes de savon clair découpées au couteau cannelé (d'où les zig zag sur la photo) et versé la pate par dessus à la trace assez ferme, ce qui n'a pas empéché les bandes de bouger ou de tomber.…

     

    J'ai enfin saupoudré le haut de gingembre en poudre.

     

    Comme dans la première série, j'ai également eu une belle phase de gel qui a foncé la pâte. Pour l'instant, c'est la cannelle qui domine les autres parfums. 


    Au final, le second savon paraît quand même un peu plus clair. Mais plus jeune que le premier, il peut continuer à foncer… A voir.

     

    Les deux savons sont comme mouchetés en raison de l'ajout de poudres.


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  • Comme son nom l'indique, c'est un savon pour les frimas, dans la liqueur de menthe… il y a un peu de piment qui réchauffe… 

     

    Je voulais un savon doux et lisse, d'où la présence du gras de bœuf et de l'huile d'avocat qui donnent de belles textures fines. Cette fois ci, l'alcool (présent à hauteur de 20°dans la liqueur de menthe au piment de cayenne, une boisson pas mal l'été sur des glaçons… je projette de tester dans un sorbet) n'a pas apporté de transparence particulière mais au final, la pate est bien lisse comme je le souhaitais. Il est simplement bicolore, avec un rappel de vert dans la pate claire grâce aux inclusions. Il y a également du jus d'aoles congelé ajouté dans le liquide de dissolution de la soude pour l'hydratation.

     

    Pour son parfum, c'est l'huile finlandaise très goudronnée (j'ai hélàs terminé le flacon… ) qui joue la note de fond, le reste, c'est Noël résineux.  

     

    J'ai coulé dans deux moules en silicone. L'un, en compartiments cubiques, donne de très jolis savons. L'autre, rectangulaire, est celui d'AZ qui ne me satisfait pas totalement. Il est difficile à nettoyer car il reste comme poudré (la machine à laver la vaisselle n'est pas recommandée) et n'est pas simple à démouler; la pate doit impérativement être très très froide. J'ai presque raté une autre série en ayant omis le passage au congelo. Par ailleurs, ce moule donne des phases de gel intense, pourtant, il n'est pas très grand. Est-ce la qualité du silicone qui joue, son épaisseur ou les deux? Je n'ai pas encore réussi à trancher. 


     

    P1230632.jpgOn aperçoit une légère tache plus sombre dûe au gel à la surface du savon au premier plan, celui coulé dans le moule rectangulaire

     

     

    Savon d’hiver liqueur de menthe-sapin

     

    700g huiles


    coco 28% 196

    palme bio (Bilby) 25% 175

    son de riz  10% 70 (merci Lolitarose)

    avocat 15%  105 (merci Moune)

    gras de bœuf 15% 105

    olive bio 7%  49g

     

    Eau déminéralisée +ampoule jus d’aloe bio congelé 15g : en tout 220

    soude  pour un surgraissage à 8

    1 gelule vit E 1000

     

     

    parfum 21g

    2g huile finlandaise à odeur de goudron (huile de navette, HE pin, poix de pin)

    4g HE niaouli

    15g HE sapin baumier

    + 2% soir 14g liqueur à la menthe et au piment cayenne

     

    Mélange réalisé à 39° environ.

     

    Dans la ½ de la pate: fragments du savon vert à inclusions

    Dans l'autre ½ de la pate:  oxyde vert AZ (2/3 cuil à café)



     


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  • C'est un premier test avec un nouveau moule minimaliste comportant des cavités cubiques.

     

    Il vient de chez Mora et il est réalisé en silicone platine, le plus fiable.

    Mora fournit les professionnels de la patisserie… et les foldingues de savonnerie ou de cosmeto. C'est un lieu de perdition, j'ai vaillamment résisté car j'ai découvert lors de ma plus récente visite de nombreux nouveaux moules (qui ne sont pas tous, loin de là, sur leur site) à prix très raisonnables pour leur qualité.

     

    J'en ai profité pour continuer la série "ajout d'alcool à la trace". J'ai choisi de la teinture de sauge sclarée réalisée avec les fleurs ramassées lors d'un voyage en haute Provence en juin dernier. Pour soutenir l'évocation, j'ai parfumé avec des HE de lavandins. J'ai juste ajouté un fond d'élémi pour fixer. 

     

      Pour les huiles, j'ai vidé mes fonds de (bonnes) bouteilles, d'où les chiffres un peu étranges. J'ai veillé à avoir un indice d'iode dans les clous (s'il est trop élevé, c'est à dire au-dessus de 70, indique par exemple le calculateur soap calc, le risque de rancissement devient grand en raison de la présence de trop d'acides gras poly-insaturés), et dû ajouter un peu d'acide stéarique pour équilibrer, même si elle fige le temps d'éternuer…

    J'ai également compté un peu de lait d'ânesse, mixé à peine fondu dans les huiles pour adoucir l'éventuel effet asséchant de la teinture (à 2%, je doute néanmoins qu'elle assèche beaucoup).

     

     La pâte à savon a vite pris en raison de la présence de lait à peine fondu, j'ai donc touillé à la main pour reliquéfier un  peu.

     

    J'ai ajouté des micas et de l'ocre, mais au final, il n'en reste quasiment rien.


     

    P1230178

    Après démoulage, j'ai tamponné un petit L (pour lavandin).

     

     

    Savon cubique lavandin-sauge sclarée (en grammes)

       

    Huiles de:

      Babassu 150

    Coco 30

    gras de bœuf 126

    Sésame 89

    Macadamia 9

    Avocat 18

    Ricin 70

    Son de riz 180

    Acide stéarique 28

    Glaçons fondus de lait d’ânesse 49

    Une pointe d’ocre rose 

     

    Soude pour un surgraissage à 8

    200g d'eau déminéralisée très froide

     

    Ajouts


    HE d'élémi 3

    He de lavandin abrial 10

    HE de lavandin super 8

    teinture de sauge sclarée maison 13

    pigment blueberry pop (TKB)

     

      J'ai obtenu l'effet semi translucide comme dans la série précédente.

     

     Les savons ont bien durci et sentent bon… le lavandin. Il ont une dégaine minimaliste qui n'est pas faite pour me déplaire.

     

     


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  • L'idée est née de la lecture rapprochée de deux articles qui ont fait collision

     

    *Celui de Michèle qui explique bien -comme d'habitude- sur Potions et Chaudron la différence entre stéarate de magnésium et de sodium à propos d'un baume. J'ai donc appris que celui de sodium, que j'ai déjà utilisé, est un savon, ce qui a fait tilt bien plus que le mot tensio-actif que je lui appliquais (oui, je sais bien que le savon est un tensio actif… ) 

     

    * Celui de Christine, sur Cosmét'home, qui donne une recette de mousse craquante de douche à l'allure de Chantilly, si appétissante que je me demandais comment l'accommoder à ma façon.

     

    … Le stéarate de sodium a fait le job. En l'ajoutant à la formule donnée par Christine (avec un peu plus d'eau que dans la recette initiale) j'ai en effet obtenu non une mousse mais une très belle crème épaisse, rose car les restes de savon étaient colorés, superbe pour se laver les mains en douceur.

     

    Crème de savon ciste-petit grain


    60g de restes (obtenus lors du découpage des bords) du savon art déco avec inclusions

    95g eau de source

     

    9g glycérine

    9g huile de coco odorante du Laos

    1g stéarate de sodium

    ½ cuil à café argile blanche

     

    Faire fondre le tout dans un bain-marie bouillant en touillant

     

    Quand tout est presque liquéfié, fouetter au mixer plongeant


    Mettre au congelateur


    Refouetter au mixer dès que le fond commence à prendre,

     

    Refroidir à nouveau


    J'ai suivi ce process trois fois en tout, ce qui donne peu à peu une texture très lisse, qui reste stable. 


    Après le 1° passage au froid, ajouter les ingrédients ci-dessous:

     

    15gtes HE ciste (cicatrisant)

    65gtes HE petit grain bigarade (à la fois régénérant cutané et parfum apaisant)

    30gtes EPP (anti oxydant, conservateur)

    5gtes elixir calling all angels (protection dans la douceur, on peut s'en passer bien sûr… )

     

    P1230211.jpg


    Mettre en pots. Le mieux serait de conditionner en pot avec un couvercle tournant qui délivre un peu de crème à chaque fois, mais je n'en avais plus sous la main.


    Mode d'emploi: il suffit de prélever l'équivalent d'une noisette de crème et d'émulsionner sous l'eau. Ça mousse, le parfum tient, et la peau reste très douce après rinçage. Je suis très satisfaite du résultat, mais le démon de la curiosité n'étant jamais assoupi, je me demande ce que ça pourrait donner en variant les % de stéarate… 

     

    C'est une excellente technique de reclyclage.

     

    Merci à mes inspiratrices.


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