• Comme le gras retient bien les parfums, les baumes sont un merveilleux terrain de jeu pour tester des combinaisons olfactives. Depuis que j'ai commencé à faire des savons, ils sont même devenus un refuge consolant tant la savonnerie est capricieuse pour restituer les odeurs…


    1. Baume astral dreams

     


      Comme son nom, -celui de sa synergie parfumée-, l'indique, c'est un baume de nuit beaux rêves, avec de l'huile essentielle de racine d'angélique, à l'odeur grisante. Attention, c'est une huile photosensibilisante et neurotoxique à l'usage, interdite aux femmes enceintes ou qui allaitent. Comme on ne se tartine pas d'un baume de la tête aux pieds -enfin, je l'espère… - et qu'il ne s'agit pas d'y être abonnée à vie, les risques sont limités, mais il faut néanmoins les évoquer.

    J'ajoute désormais dans les baumes à l'acide stéarique juste un peu de cire d'olive qui apporte un soupçon de fermeté supplémentaire sans ôter le toucher très doux.

    J'ai également un peu modifié la façon de faire.

    Je maintiens 10mn dans un bain marie très chaud le karité (du brut sénégalais) l'ucuuba avec un anti oxydant car j'ai eu un ou deux baumes qui ont granulé en raison du karité.

    Puis j'éteins et j'incorpore les autres ingrédients dans l'ordre cité sur la formule, l'un après l'autre, en touillant entre chaque ajout jusqu'à liquéfaction. 


    Baume astral dream




    90g beurre de karité brut

    6g beurre d'ucuuba

    7 gtes vit E

     

    2 g cire olive

    6g beurre de mangue

    4g acide stéarique

    52g  huile de coco neutre

    30g huile de sésame

    10g  macérat de baies de genevrier dans huile d'olive

    + 135gtes HE de la synergie astral dreams préparée la veille


    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/espace/lune/lune_07.gifSynergie astral dream


    Elle vient du Rainbow meadows blend recipe calculator dont j'ai déjà parlé car je cherchais des associations apaisantes avec le genevrier et l'angélique.


    45gtes HE racine d'angelique (Neoils)

    15gtes He encens d’Oman (Enfleurage)

    15gtes He genevrier des rocheuses (Floracopeia)

    15gtes He myrrhe (Florame)

    15gtes He santal blanc (Inde)

    30gtes HE épinette noire (le gattilier)



     
    2. Baume de la lune aux trois camomilles



    J'avais déjà donné la formule ici, mais sans entrer dans les détails. c'est aussi un baume du soir ou anti-stress très efficace. Cette version est à peine modifiée (le chevrefeuille remplace le tilleul que je n'ai plus, et j'ai employé un macérat matricaire+rose, plus subtil que le macérat de matricaire tout seul).

    Sur le blog collectif Potions et chaudron, Irène a posté récemment une merveilleuse recette de lait crémeux de la lune que je vous invite à regarder ici.


    Dans ma formule, certains végétaux lui sont aussi effectivement dédiés (lavande géranium, rose), mais pas tous, car la camomille romaine est classée comme une plante solaire probablement en raison de son aspect de petit soleil blanc … J'ai néanmoins préféré garder le nom initial de ce baume que j'avais baptisé ainsi en raison de ses propriétés très apaisantes pour le soir. (Voir aussi cette délicieuse recette de "charme d'oreiller"  avec de la camomille, et qui peut donner des idées aux insomniaques  ici)

    Quelques commentaires sur la formulation

     Choix des huiles

    Quand on fait des baumes, je conseille vivement de mélanger au maximum les huiles (même avec des ajouts en mini-quantités) , car cela contribue à affiner la texture.

    * Il est aussi très interessant d'incorporer des macérats huileux parfumés car on les sent vraiment (alors que dans les savons, pas toujours… )

    * J'utilise l'huile de coco odorante quand je fais des baumes gourmands (vanille, cacao, etc). Je préfère la neutre quand il y a des notes fleuries, quoique camomille et coco odorante supportent l'alliance. 

    * Je privilégie souvent coco et sésame qui apportent une grande douceur cosmétique à la matière du baume. L'huile de coco par ailleurs le raffermit un peu.


    Ajouts

    Quand il m'arrive d'incorporer un soupçon d'aloe concentré qui renferme un peu d'eau, j'ajoute par précautions un peu d'EPP. Par ailleurs, je prévois toujours un anti oxydant. 


    Parfum

    Camomille-rose-lavande: un trio très suave dont je ne me lasse pas. Le géranium le muscle un peu.


     
    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/espace/lune/lune_07.gif Les camomilles

    L'extrait CO2 de matricaire vient d'Aromantic. J'en utilise tant que je le commande en gros flacon. Le macérat huileux de matricaire (avec des fleurs qui viennent d'Egypte et de Crète) est très efficace sur les inflammations de peau… et il est particulièrement odorant. J'ajoute souvent des pétales de rose pour doper son parfum.

    La camomille romaine vient de Neoils. Je l'achète diluée - à 50% dans du jojoba- (elle reste très parfumée; c'est elle qui donne la note principale) ce qui me permet… de diminuer les frais d'envoi, Neoils appliquant un barème particulier pour les HE facilement inflammables.


    Gulestan: c'est un mélange d'HE afghanes dont une camomille sauvage.
    Je n'en n'ai plus, et je n'en n'aurai plus car Mathieu Beley qui avait mis au point cette formule a quitté l'Afghanistan pour d'autres aventures. Il vient de lancer avec une amie parfumeur la marque Sama, avec trois vrais parfums de luxe, Jardin d'Iris, Loup de steppes, Deva des fleurs. Allez voir son très beau site ici.

    Je donne à nouveau la formule à peine modifiée


    Baume de la lune aux camomilles




    65g huile coco neutre

    10g nigelle bio

    7g macérat de rose dans biofritol

    23 g sésame

    8g pastel

    9g macérat de chevrefeuille dans pépins de raisin (merci Irène)

    2g macérat matricaire grecque et rose dans biofritol

    20g cire d'abeille très fine en feuilles (Aromantic ou bilby)

    10ges anti aox

    2g aloe concentréX40

     

    10gtes EPP

    10gtes extrait CO2 camomille matricaire

    15gtes He rose diluée (Akamuti)

    25 gtes HE  camomille romaine diluée (neoils)

    20 gtes HE lavande

    5 gtes HE  géranium (Eona)

    10 gtes HE mélange  Gulestan



    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/espace/lune/lune_07.gifCes deux baumes particulièrement parfumés et apaisants sont à appliquer le soir en massage doux sur les pieds ou, dans la journée, sur les poignets ou le plexus.











     

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  • En 2006, Michèle avait donné sur le forum des plaisirs (clic ici) une recette de baume en barre très simple que j'ai vraiment très souvent déclinée. 

     

     

    120g de gras durs, soit:

    50g cire abeille

    40g beurre de cacao

    30g karité

    9g amidon


    Vit E

    60g huiles

    Huiles essentielles au choix, ou même sans HE si on prépare une barre pour une copine enceinte.


    http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-bleu-fonce.gif Une formule quasiment magique car l'amidon allège considérablement le toucher gras. Pour utiliser une barre, il suffit de se frotter les mains (voire les pieds) à sec avec pour les hydrater sans pour autant avoir la peau collante.


    J'ai fait et refait cette recette et je ne suis pas la seule puisque on trouve de  nombreuses variantes sur les blogs (Par exemple ici, avec variante anti-cellulite, ici raffermissant pour le corps). Alors pourquoi en parler?


    Pour au moins cinq raisons:


    *Inciter celles qui hésitent toujours à substituer un ingrédient à un autre à oser se lancer. C'est l'occasion ou jamais avec cette recette très modulable.


    * En ces temps de contrôles tatillons aux portillons d'aéroport, tous les produits cosmétiques  solides présentent un grand avantage: on n'a pas à les glisser dans la fameuse pochette transparente 20X20 réservée aux produits de toilettes liquides ou en gel.


    * Pour les prévoyantes, c'est un délicieux cadeau à préparer à l'avance pour offrir à Noel si on raffine la formule et la présentation. Je fabrique souvent un petit étui en papier bulle et j'y  range deux barres quand j'en offre à des voyageuses.


    * Ces barres sont très polyvalentes. En balade, je m'en sers autant pour les mains que pour les pieds.


    * Et ce qui ne gâche rien, leur action est aussi efficace que leur réalisation aisée, j'en laisse toujours une barre sur le rebord du lavabo dès l'automne.


    Barres à la tubéreuse. J'ai trouvé ce moule bouches à la Grande épicerie du bon Marché


    http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-bleu-fonce.gif Le making of


    *Dans un bol stérilisé, placer dans l'ordre l'amidon, les beurres durs, toutes les huiles si elles supportent la chaleur, sinon, uniquement celles qui sont résistantes, la vitamine E. Faire tout fondre au bain marie. Touiller régulièrement.


    *Ajouter les huiles et les autres ingrédients quand le mélange a tiédi. Si vous gardez vos huiles précieuses au frais, pensez à les sortir assez longtemps avant sinon, elles vont précipiter la prise quand vous les ajoutererez.


    *L'unique écueil est en effet à ce stade. Si on laisse trop refroidir, ça prend et on a bien du mal à verser le liquide dans les moules, le résultat sera donc assez moche. Si c'est trop chaud on risque d'abîmer les huiles essentielles quand on les ajoute trop tôt.

    Il me semble -sans en être sure à 100% néanmoins-, que l'introduction d'une cire florale ralentit légèrement la prise.


    *Penser à touiller régulièrement quand on verse en moules pour rendre le mélange le plus homogène possible. Placer le tout au congélateur et démouler quand c'est bien froid.

     

    *L'idéal est de préparer les barres au minimum une semaine à l'avance si on pense les offrir car elles continuent à durcir légèrement et leur parfum se complexifie. En général, j'essaie de les laisser deux à trois semaines à l'air, puis je les conserve dans une boite en métal sur papier sulfurisé pour qu'elles restent jolies.

     

    http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-bleu-fonce.gif Quelques remarques en vrac pour tenter d'expliquer comment fignoler cette formule simple


    *J'essaie toujours d'inclure un macérat huileux dans les huiles pour le parfum notamment; l'huile d'amandon de pruneaux est également très gratifiante, mais pas à trop haute dose sinon, elle fait buldozzer.


      *Varier les huiles permet d'avoir des acides gras différents, ce qui est intéressant pour booster la qualité de ces barres. Mais si on n'a qu'une huile sous la main, on peut aussi se lancer sans souci.


    *On peut jouer sur la teinte des barres avec la couleur des huiles et surtout celle des CO2 (carottes et argousier notamment pour le jaune-orangé, camomille pour tirer vers le marron vert). 


    *La quantité des He n'est jamais très élevée, et pourtant, ces barres sont très parfumées. Attention à certaines huiles végétales trop odorantes qui peuvent "casser" la senteur. C'est pourquoi j'inclus souvent de l'huile de soja bio (riche en lécithine comme l'huile de sésame mais au parfum moins soutenu) et/ou de l'oléine de karité, par ailleurs très fluide et protectrice. 

    Si on le désire, on peut faire maturer à l'avance un mélange parfumé.

    Pour celles qui cherchent des idées de combinaisons parfumées, je rappelle ce lien (en anglais) très pratique clic ici. On entre au minimum deux huiles essentielles (en cochant les cases) puis on clique pour voir ce qui sort.

    http://pagesperso-orange.fr/safran2b/SmiliesKaos/pompom-bleu-fonce.gif Quatre variantes


    Barre pour les mains à la tubéreuse 

     

    45g cire abeille

    5g cire florale de tubéreuse

    40g beurre de cacao 

    30g beurre de karité 

    10g amidon

     

    21g huile de pepin de citrouille

    19g huile de soja

    21g macérat de vanille maison 

     

    10gtes vit E

    27gtes extrait co2 argousier

    10gtes  extrait CO2 rose musquée 

     

    7gtes HE poivre 

    4gtes HE girofle 

    15gtes He géranium rosat 

     

    *Dans cette formule, j'ai ajouté un gramme de plus d'amidon car je ne savais pas comment allait réagir la cire florale. J'ai gambergé sur le parfum que je voulais fleuri (cire de tubéreuse, géranium) gourmand (vanille-cacao) épicé  (girofle poivre noir), et j'ai compté une bonne dose d'extraits CO2 très régénérants (argousier et rose musquée).

     

    *J'ai choisi l'huile de pépins de citrouille pour ses propriétés tonifiantes mais également pour sa teinte soutenue 


    Barre apaisante pour les mains lavande-vétiver-encens

     

    50g cire abeille

    40 g beurre de cacao

    30g beurre de karité

    9g amidon

     

    21g oleine de karité

    9g huile de macadamia

    20g  macérat de laurier et de roses dans  huile de tournesol oleique

    11g  huile de soja

     

    10gtes vit E

     

    15gtes  HE vetiver 

    15gtes He lavande d'altitude

    15gtes encens 

    10 extrait CO2 de carottes

    10gtes extrait CO2 de grenade

     

    C'est une formule au parfum apaisant avec un mélange que j'utilise en général dans les chantillys de karité (vetiver-lavande-encens), elle a aussi, je l'espère, des effets anti inflammatoires avec le macérat de laurier, anti oxydant  avec la grenade et regénérant  avec la carotte.

    Barres pour les mains au santal

    50g cire d'abeille

    40g beurre de cacao

    30g beurre de karité

    9g amidon

     

    11g huile de soja 

    9g huile d'amandon

    23g oleine de karité

    7 g macérat de calendula

    10g huile d'argan

    10gtes vit E

     

    30gtes HE santal blanc 

    4gtes HE poivre noir

    12gtes He lavandin super

    5gtes amaranthe Co2

    5gtes cassis du nord


    *9 à 10g d'huile d'amandons me semble amplement suffisant pour ne pas saturer l'odorat. J'avais inclus pas mal d'argan en raison de la présence imposante de l'amandon. Curieusement, à la longue, c'est le santal qui a gagné la bataille. Lavandin, amaranthe et cassis sont anti- inflammatoires.

    Barres pour les mains au patchouli


    50g cire d'abeille

    40g beurrede  cacao

    30g beurre de karité

    9g amidon

     

    10g hule de soja

    10g macérat de calendula

    10g huile de moringa

    5g huile d'argan

    5g huile d'amandons de pruneau

    20g macérat de vanille maison

    18gtes vit E

     

    16gtes HE patchouli

    5gtes CO2 carotte

    6gtes CO2 rose musquée

    12gtes He lavande

    2gtes HE girofle 

     

    *J'aime beaucoup l'huile de moringa magnifique sur les peaux sèches. Le mariage patchouli-lavande est très intéressant car la lavande attenue l'effet orientalisant du patchouli et l'occidentalise. Je rajoute très souvent de la girofle ou du poivre noir pour l'effet réchauffant sur les mains.

     

     

     


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    On marche toujours beaucoup à Venise, ville qui se parcourt souvent plus vite à pied qu'en bateau (sauf si on dispose d'une vedette rapide bien sûr!). 


    Je viens de passer quelques jours à Venise, où j'ai beaucoup beaucoup marché et où il faisait très très chaud. J'avais emporté un peu d'un gel quelconque au menthol pour jambes lourdes (tout fait, oh honte, mais j'étais à la bourre et j'en avais déjà transféré dans un mini flacon pour un voyage précédent). Résultat= effet délassant moyen…


    Comme mes pieds me pesaient et chauffaient dur, j'ai décidé de les masser. Je n'avais pas emporté grand chose (mini trousse de toilette oblige pour ne pas avoir à enregistrer mon sac en avion), sauf un mini pot d'un baume que j'avais fait, exprimentalement, cet hiver. Je l'ai choisi car le pot était tout petit, qu'il y avait de l'encens dedans… et parce qu'il avait une consistance un peu plus dure que celle de la plupart des baumes que je fais. Je craignais la liquéfaction.

      Je me suis donc massé les pieds et… surprise totale, j'ai éprouvé un réel et si rapide soulagement que j'ai donc décidé de le faire trois fois par jour (le pot est fini bien sûr). Un vrai bonheur, complètement inattendu. Je l'ai appelé le baume pour pieds ailés, ce n'est pas exagéré. L'effet est tout à fait différent d'une application d'un produit au menthol qui apporte du frais. La sensation avec le baume est celle d'une tonification des pieds, comme s'ils reprenaient des forces.

    De retour à la maison, je me suis précipitée pour relire la formule. Je l'avais réalisée … la veille de Noël, sur le modèle d'un baume à l'achillée mis alors au point par Michèle et qui m'avait beaucoup intrigué; recette ici, sur Potions et Chaudron.

    J'avais choisi d'utiliser les même cires qu'elle; en revanche, tout en suivant le même process, j'avais moins faire réduire la teinture. Elle partait de 100ml; je suis partie de 10. Suivant ses recommandations, j'ai chauffé la teinture au bain marie dans le récipient utilisé ensuite pour faire le baume.


     

    Heureuse surprise: j'ai retrouvé un autre petit pot de baume rouge en rentrant! Je poursuis donc le test


    Baume rouge surprise pour pieds ailés


    5g macérat huileux de tepezcohuite

    15g huile de calophylle

    10g huile d'argan

    3g cire de soja

    3g cire de riz

    2g alcool cétéarylique 

    20gtes vit E

    20gtes EPP

    10ml teinture d’encens maison réduite à  0,5ml

    20gtes résine de sang de dragon (merci à Malégria)

    15gtes HE vetyver

     

    Dans cette liste, les ingrédients vraiment utiles pour une meilleure circulation et avec des propriétés anti inflammatories avérées sont probablement:

    -la teinture d'encens

    -le vetiver

    -l'huile de calophylle

    Je prépare régulièrement une chantilly de karité aux He de lavande, d'encens et de vetiver que j'emporte en voyage car je la trouve très polyvalente, mais elle ne requinque pas les pieds comme le fait le baume rouge.

     

    Pour l'entretien de la qualité de la peau (car mes pieds n'ont ni chauffé ni séché avec la chaleur):

    -le tepezcohuite (bien que le macérat huileux ne soit pas la forme la plus efficace pour extraire les principes acitfs)

    -le sang de dragon,

    tous deux très cicatrisants

    -l'huile d'argan

     

    La couleur marron brique est donnée à la fois par le macérat de tepezcohuite et par le sang de dragon. Je l'appelle le baume rouge car il a des reflets rougeoyants.

     

    Je publie cette formule car on me demande souvent quoi faire avec des teintures. Je réponds: réduisez les et incorporez les dans des crèmes et des baumes, vous serez épatée.

     

    Chabou avait eu la grande gentillesse de m'offrir un jour de sa teinture de griffe du chat; je l'avais intégrée dans un baume anti arthrose (avec une formule un peu différente) pour offrir; les testeuses ont été bluffées.

     

     

     


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  • Est-ce la chaleur? J'ai eu envie de créer un baume teinté de bleu pour les pieds. Le bleu pâle m'évoque la fraicheur. 


    Il se trouve que lors de ma récente virée dans le Sud Ouest, j'ai eu la chance de visiter la boutique-atelier consacrée au pastel à Lectoure, dans le Gers. On y présente l'élaboration du pastel, pigment extrait de la plante tinctoriale du même nom qui fit la fortune de Toulouse et de sa région au XVI°  siècle. Quand on parle de pays de Cocagne, en fait, il faut savoir que la cocagne, c'était une boule tinctoriale fabriquée à partir de la plante… C'est l'indigo ainsi que l'apparition des bleus chimiques qui eurent la peau du pastel.


    reconsitution d'un laboratoire à l'ancienne pour l'extraction du pastel.

    L'explication du processus d'extraction étant très clair sur le site du Bleu de lectoure (avec petit film à l'appui), je ne vais pas m'y attarder. Pour résumer, j'ai appris qu'il fallait passer par une  oxydation pour obtenir le pigment, qui devient alors parfaitement… insoluble. Pour son utilisation dans la teinture des textiles, on procède ensuite par oxydo-réduction. Une fois fixées par l'oxygène de l'air, les couleurs deviennent d'une résistance à toute épreuve.
      
     Des chercheurs ont  réussi à (re)trouver un liant qui permet également de créer des peintures d'extérieur, aussi séduisantes que solides. On voit réapparaitre ces nuances sur les volets et les portes des alentours. Je me suis amusée, à Auch, à en photographier.











    Les trois nuances de bleus commercialisées pour la peinture en extérieur et photographiées dans les rues de Auch

    On dit parfois que peindre les volets en bleu repousserait les insectes; en fait, seul le bleu de pastel aurait cette propriété.

    Tout ça pour dire que j'étais à la fois ravie de découvrir ce pigment somptueux, mais triste d'apprendre qu'ils ne se dissolvait dans rien. Ni dans l'huile ni dans l'eau. Je n'ai donc pas acheté de pigment pur. J'errais l'âme en peine dans la boutique bleue (qui présente par ailleurs la gamme de cosmétiques Graine de pastel, ravissante, mais dont les formulations sont hélàs conventionnelles, avec EDTA dans les savons… )  quand j'ai découvert soudain… des crayons pastel au fameux bleu de Lectoure… Avec, écrit sur le présentoir:…  à la cire d'abeille…
    Sur le champ, j'ai pensé cire d'abeille=baume… et j'ai acheté un crayon.

    La vendeuse m'a certifié qu'il n'y avait rien de toxique dans les composants. De retour à Paris, j'ai trouvé le très beau site de l'artisan pastellier qui les fabrique à Albi; dans les pastels gras naturels, il n'y a pas que de la cire et du pigment mais aussi une" huile végétale faiblement siccative". Laquelle? je ne sais pas; je compte bien le demander. En tout cas, "faiblement siccative" signifie qu'elle reste liquide à température ambiante et qu'il ne s'agit ni de lin ni d'œillette utilisés en peinture, qui sèchent vite et s'oxydent rapidement.


    Pour mon baume pieds bleus, j'ai tout bètement fait fondre un peu du crayon en compagnie des huiles et procédé comme d'habitude, en mixant néanmoins régulièrement avec un mini fouet à capuccino pour maintenir les pigments en suspension.
    Le baume a mis presque une semaine à prendre… Sa couleur est exquise, mais je le trouve légèrement granuleux d'aspect, même si à l'application, ça ne se sent pas. Je ne sais si c'est dû au pastel ou au karité qui réagit parfois ainsi dans quelques rares baumes.

    J'ai choisi une recette déjà testée et dont j'ai beaucoup apprécié la texture: celle du cacao addict. 

    Puisque j'étais déjà dans le détournement, j'ai poursuivi avec les huiles, je me suis amusée à incorporer des mélanges déjà faits…

    *L'huile relaxante à la lavande de Weleda … est très relaxante, effectivement et me semblait bien dans le ton.
    Quant à l'huile aromatiquee bio de Biguine qu'on m'a donnée un jour, elle m'a semblé appropriée;  elle renferme des HE de naiouli, géranum,  cyprès,  citron, etc drainantes et tonifiantes.

    J'ai ajouté des He de menthe poivrée et de lavande pour équilibrer le tout. C'est la lavande qui domine. Le bleu obtenu est particulèrement délicat. Il ne colore pas la peau.




    Baume pieds bleus au pastel


    90g karité
    4g acide stéarique
    48g huile coco neutre
    15g beurre cacao
    2g pastel gras teinte"fleur de Guesde". Guesde est l'un des noms du pastel. (Un crayon pèse 7g)

    J'ai tout fait fondre, laissé tiédir sans que ça ne prenne -ce qui est facile avec la présence d'acide stéarique- puis ajouté:

    16g huile à la lavande weleda
    23g huile aromatique bio Biguine
    6gtes He menthe poivrée
    20gtes HE lavande vraie d'altitude



    Il existe d'autres nuances 


    Je compte utiliser le reste du crayon dans un essai savons. Je pense qu'on peut très facilement détourner de la même manière d'autres pastels gras, notamment ceux étiquetés non toxiques, et destinés aux petits enfants.

    PS. J'ai voulu acheter de l'huile de pastel, (extraite des graines et très riche en acides gras insaturés) que j'avais déjà testée grâce à la générosité de Michèle, mais elle ne se vend que sur commande.




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  • Du beurre de cacao, des poudres, du karité… et pas mal de tâtonnements.

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/temps/soleil/soleil_09.gifPour annoncer l'été, Chabou a lancé un défi sur le blog collectif Potions et Chaudron: la mise au point d'une barre de massage parfumée avec seulement deux beurres, des poudres, des He et une huile…

    Voici le résultat de trois essais en couleur…


    Le parfum sera une deuxième étape.

    Si c'est joli, je ne suis pas entièrement satisfaite du résultat car le toucher reste un peu râpeux… il faut néanmoins avoir de la patience car il évolue au fil des jours.

    http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nature/temps/soleil/soleil_09.gifChabou, on va y arriver…



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  • Je cherche toujours des prétextes pour inventer des baumes (et surtout pour tester des associations  parfumées)… J'ai eu l'idée d'en faire un pour accompagner un savon récent, celui de l'atelier de la blonde et de la brune. En séchant, il a pris une discrète odeur cacaotée; j'ai donc imaginé une composition qui s'appuie sur quelques notes cachées pour exalter le chocolat.

    Je suis partie de la formule karité-acide stéarique en choisissant de l'huile de coco indienne très odorante et de l'huile de sésame au petit nez oléagineux. Le macérat de vanille (dans du tournesol) est un accord facile. Pour le mélange parfumé lui même, j'ai trouvé un extrait CO2 de cacao qui semble ne pas payer de mine quand on le hume mais qui prend de l'ampleur quand on le laisse déplier ses flèches parfumées. Personnellement, je trouve que la myrrhe (aux propriétés antiseptiques et anti inflammatoires) a des accointances olfactives dans le sombre avec le chocolat, tout comme le poivre, chaud et rond.

    Le tour est joué. Ça sent vraiment le cacao… avec une touche de mystère…


    Baume cacao addict

    24g huile de sésame
    90g karité
    48g huile de coco indienne
    15g beurre de cacao bio akamuti
    15g macérat de vanille
    4g acide stéarique
    20gtes vit E
    35gtes CO2 cacao
    10gtes HE myrrhe
    5gtes poivre noir



    Sinon, c'est un baume qui fait la peau très douce, j'en mets le soir sur les mains pour m'endormir dans un nuage gourmand…


    liens sur la myrrhe

    *Article de wikipedia sur la myrrhe ici

    *Route de l'encens et de la myrrhe ici

    *Infos détaillées, un bon résumé, mais en anglais ici

    *Sur la myrrhe, l'encens et leurs usages respectifs en médecine traditionnelle chinoise ( très intéressant, en anglais) ici



    45 commentaires

  • Trois d'un coup. Un en prévention de méchantes variations climatiques, un autre pour enrayer un début de crève et le troisième anti toux.

    Je trouve les baumes très pratiques quand on veut utiliser les huiles essentielles en thérapeutique, car leur texture oblige à masser pour faciliter la pénétration. Composés de gras, ils sont un excellent support olfactif. Ils sont aussi très stables, et on peut mettre les doigts dans le pot sans risques.

    J'ai choisi deux formules (au karité et à l'acide stéarique, à la lécithine et au beurre de jojoba) qui "prennent" lentement pour pouvoir incorporer les huiles essentielles à température peu élevée et conserver ainsi leur force thérapeutique,  ce qui est impossible avec des baumes simples à la cire d'abeille qui figent très vite. 

    Pour sélectionner les huiles végétales, je pioche dans mes réserves en ajustant en fonction de leurs propriétés, de leurs parfums et de précédentes expériences… Libre à chacune de s'en inspirer librement. Le choix des huiles essentielles est en revanche plus pointu.


    Baume de début d’hiver


                                                  Il semble légèrement granuleux, mais ne l'est pas du tout, il est juste très souple

    92g beurre de karité
    50g huile de coco (choisir de la neutre au nez si possible)
    7g beurre de sal
    5g beurre d'aloe
    23g huile de pépins de citrouille
    5g macérat tepezcohuite maison
    5gtes anti ox
    4g acide stéarique


    15gtes HE rose dluée
    15gtes HE sapin géant
    10gtes HE sapin blanc
    10gtesHE  petit grain citron
    5gtes HE carotte sauvage graines
    10gtes HE pruche
    10gtes extrait CO2 rose musquée

     

    Ce baume a mis longtemps à "se faire" en raison de mon choix hasardeux d'une huile de coco odorante qui se mariait bizarrement  avec les odeurs de résineux; aujourd'hui, s'il reste sucré en attaque, les résineux très adoucis viennent ensuite prendre la relève, et surtout persistent vraiment longtemps. Il est presque trop onctueux, car le beurre d'aloe est un mou. Mieux vaut le remplacer par un beurre "dur", Mais c'est un baume doudou très agréable, mi-nord, mi-sud, à utiliser en prévention. Si je le refaisais, j'emploierais une huile de coco neutre.L'association rose-résineux est très agréable.

     

    Pour mémoire, car il est très proche du baume anti creve d'été, dont j'avais déjà indiqué la formule ici

    Baume anti-crève aux HE malgaches et au vétyver


                                                  L'huile de pépins de citrouille en quantité donne la couleur


    20g cire abeille
    4g lecithine liquide
    49g huile de noix d'amazonie
    14g beurre jojoba
    10g macérat huileux de tepezcohuite
    10g macérat huileux de millepertuis (Michèle)
    25g huile de pepins de melon
    7g huile "Antipodes" (un mélange d'huiles exotique recyclé)
    42g huile pépins de citrouille

    15gtes Epp
    5gtes elixir calling all angels (facultatif)

    50gtes HE saro
    30ges HE iary
    40gtes HE lavande
    15gtesHE  tea tree
    6gtes HE ravintsara
    15gtes HE vetyver (baldwins)
    5gtes HE poivre noir

    J'apprécie beaucoup le parfum et la consistance de ce baume, que j'utlise éventuellement en massage du haut des bronches et du cou pour enrayer un refroidissement naissant. 


      Proportions générales (affinées après moult essais) pour réaliser un baume oncteux au toucher très fin:

    -10g de cire d'abeille 

    -2g de lécithine liquide

    -Entre 70g et 72g d'huile végétale. Si possible essayer d'en mélanger plusieurs (au moins deux) pour affiner le résultat

    -7g beurre de jojoba (mélange à 50% d'huile de jojoba et d'alcool cétéarylique, préparé ainsi); on peut le remplacer -à défaut- par d'autres beurres, à condition qu'ils ne soient pas trop mous. 

    -HE au choix

    L'ajout de lécithine liquide assouplit la cire d'abeille, même si elle est un peu dure au départ (ce qui est le cas des cires en pain par exemple).  

     

    Baume anti toux


                                                   Conditionné dans une petite boite en métal


    46g de beurre de karité
    25g huile coco neutre
    6g beurre de sal
    11g macérat huileux de thym (maison)
    6g macérat huileux de lavande
    3g macérat huileux de calendula
    2g acide stéarique

    4gtes vit E
    5gtes elixir calling all angels

    40gtes HE estragon
    40gtes HE cypres (cupressus sempervirens)
    20gtesHE  thym tujanol
    30gtes HE monarde (je ne connais pas l'espèce exacte)
    80gtes HE marjolaine à coquilles

     

    J'ai prudemment choisi une huile de coco neutre en raison du parfum vert et basalmique ds HE retenues. La texture, assez ferme, est très bien pour les massages. A utiliser pendant 5 jours maximum car il est très dosé, en massage du thorax et du dos, deux à trois fois par jour.

    J'ai repris une formule proposée par Penoel et Franchomme dans "L'aromathérapie exactement" et je l'ai légèrement modifiée en ajoutant de la monarde, une labiée proche du thym, réputée bonne contre la toux. J'avais déjà testé son efficacité en infusion, mais grâce à Michèle, j'ai pu l'utiliser en HE. Je suis ravie car ce baume a beaucoup soulagé celle à qui je l'ai offert, épuisée par des quintes de fin de bronchite. Cest l'odeur, très anisée, de l'estragon qui domine. J'ai choisi trois macérats huileux "théapeutiques": thym, lavande et calendula. 


    Soyez prudent avec les huiles essentielles si vous n'avez pas l'habitude de les employer et surtout, avant de vous lancer dans de l'automédication, prenez un avis médical pour vous assurer d'un vrai diagnostic. 

    Ce sont des formules destinées à des adultes, et à éviter si on est enceinte.



    Elixir Calling all angels


    J'en rajoute souvent quelques gouttes dans mes formules. Il s'agit d'un élixir floral et minéral d'Alaska préparé avec de l 'angélique, de la kunzite (une pierre semi-précieuse), de l'eau d'un puits anglais et des fleurs de mertensie paniculée (mertensia pinculata). Il est sensé apporter une énergie très douce et aimante…

    Les élixirs sont préparés sur base alcoolique, mais j'en rajoute si peu qu'ils ne nuisent pas à la stabilité des baumes.


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  • Chaque année pour la rentrée, je prépare un baume à lèvres. J'en utilise peu, -un pot me suffit largement-, mais je trouve que c'est un parfait cadeau à offrir pour apprivoiser l'automne en douceur, surtout si le baume est parfumé. Pour 2008, j'ai choisi de décliner la rose.

    http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/fleurs/roses/fleurs-roses-6.gifJe suis partie de ma formule de base qui donne un résultat moelleux:

    3.5 parts d'huile solide
    3 parts d'huile liquide
    1 part de cire d'abeille

    et  je l'ai faite varier.

    Je voulais introduire un soupçon d'huile de ricin pour le brillant qu'elle apporte. J'ai choisi de diminuer d'autant la part d'huile solide (au lieu de diminuer les autres huiles liquides) car j'ai voulu introduire un peu de cire de rose, très rigide. -Pour la détailler, je  la gratte avec un épluche légumes-. J'ai fait le pari qu'elle durcirait un peu plus que la cire d'abeille, même si je n'en n'incorporais pas beaucoup.

    J'ai aussi choisi d'ajouter un peu d'argousier, formidable cicatrisant, et, me semble-t il après essais, encore plus efficace sous forme d'extrait CO2 que sous forme d'huile.

    Pour compléter la note fleurie, j'ai utilisé deux macérations de roses. J'aime bien préparer des macérations assez sophistiquées, ce qui permet d'introduire plein d'huiles différentes à petites doses. Je mets toujours pas mal d'anti oxydants. 

    J'ai choisi une seule huile essentielle: une rose bio indienne très sur la fleur, un peu différente de la rose bulgare qui a une note plus douce-fruitée.   

    J'avais prévu d'ajouter un peu de jus de betterave pour le rose, mais finalement, j'en suis restée à la note orangée.


                                          

    http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/fleurs/roses/fleurs-roses-6.gifBaume à lèvres rosissime

    27g huile de coco indienne
    5g beurre de cacao
    30 macération huileuse de roses (dans nigelle, jojoba, soja, etc.)
    3g huile de ricin
    8g cire d’abeille fine en feuilles
    2 g cire de rose
    2gtes HE rose otto bio
    6gtes extrait CO2 argousier


    Je fais d'abord fondre la cire de rose toute seule dans l'huile de coco pour vérifier qu'elle est entièrement dissoute avant d'ajouter le reste. Je sais que la cire d'abeille devrait avoir un point de fusion plus élevé (63° environ contre théoriquement 60° pour la cire de rose) mais lors de mes premiers essais avec la rose, j'ai trouvé qu'elle ne fondait pas si vite que ça. Je préfère donc la surveiller de près…


    http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/fleurs/roses/fleurs-roses-6.gifDétail de la recette de base ici, sur le blog collectif Potions et Chaudron, source d'inspiration inépuisable en raison de tant de contributions inspirées…

    Edit du lendemain: le baume sent d'abord la cire d'abeille, mais sur les lèvres, c'est la rose qui triomphe. Il est très onctueux.



    29 commentaires
  • Fabriquer des baumes permet d'apprivoiser, en s'amusant, deux des difficultés majeures de la cosmétique bio:
    -le parfum
    -et la texture.

    On se rend compte en effet, avec des variations que l'on pourrait trouver mineures, que l'on obtient des résultats très différents. L'intérèt des baumes tient à ce qu'on ne travaille que sur la phase grasse, ce qui permet de bien améliorer sa connaissance de la texture des huiles et des beurres (avec une émulsion, difficile de faire la part de l'émulsifiant).
    Par ailleurs, comme le gras est un excellent support du parfum, on peut vraiment exercer son nez.

    Je voulais offrir deux baumes complémentaires yin et yang… et je me creusais la tête sans trouver de solution intéressante, jusqu'à ce qu'une amie me suggère d'utiliser les mêmes huiles essentielles mais en variant les dosages. «Ça sera vraiment yin et yang, un peu de yin dans le yang, un peu de yang dans le yin»… comme on le voit dans la représentation du symbole.


                                                                     Une représentation que jaime bien, tirée de ce site



    J'ai donc imaginé:

    Baume yin (dominante  rose)

    65g huile de coco
    10g huile de moringa
    7g macérat de rose maison
    22g huile de sésame
    10g macérat de  jasmin grec
    8g huile de pastel
    3 g macérat de laurier-matricaire
    20g cire d'abeille en feuille
    10gtes anti ox
    2g beurre de jojoba

    10gtes Epp
    10 gtes extrait CO2 carotte
    25 HE camomille romaine diluée à 50% dans jojoba
    3gtes HE rose indienne
    20gtes HE lavande vraie
    5 HE santal d'Ouvea (merci Catherine)
    5 HE Gulestan (mélange d'huiles ess afghanes)
    10 HE rose bulgare diluée à 5%


    Baume yang   (dominante camomille)

    65g huile de coco
    10g huile de  moringa
    7g macérat de rose
    23g huile de sésame
    3g macérat de jasmin grec
    7 huile de pastel
    9 macérat matricaire laurier
    20g cire abeille en feuilles
    10gtes anti ox
    2g beurre de  jojoba

    10 gtes EPP
    10 gtes extrait CO2 camomille
    20 gtes HE camomille  romaine diluée à 50% dans jojoba
    10 gtes HE rose bulgare diluée à 5%
    1 gte HE rose indienne
    30 gtes HE lavande
    10 gtes HE  santal d'Ouvéa
    10 HE Gulestan

                                         A gauche, le baume yin, jaune orangé avec  l'extrait CO2 carotte, à droite, le yang nuancé de vert avec les camomilles


    http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/religion/ying_yang/religion-ying_yang-9.gifVariations parfumées

    1. J'ai  joué sur les macérations huileuses. J'ai gardé le même dosage pour le macérat de rose car il a à la fois une note fleurie et verte, caractéristiques que m'intéressaient.  L'huile de coco indienne très parfumée donne un "fond " chaud.

    Pour le baume yin, j'ai accentué la note florale avec le macérat de jasmin. Pour le baume yang, j'ai plus dosé en macérat laurier matricaire, plus "vert".

    2. J'ai nuancé les CO2 et les HE. Pour la camomille, l'HE de camomille romaine de Norfolk essential oils (je l'achète diluée à 50%  dans du jojoba, sinon, les frais d'envoi sont excessifs) est un délice de douceur olfactive, C'est une des rares huiles essentielles que je n'achète pas bio, alors que je pourrais le faire ailleurs, tant son parfum est fin. J'en ai mis dans les deux formules, pour sa finesse précisemment. J'ai remarqué qu'en la couplant avec un extrait CO2 de camomille, on obtenait beaucoup de suavité. Par ailleurs, dans le mélange Gulestan composé avec des HE afghanes, il y a de la camomille sauvage.  Pour le baume yang, que je voulais avec une note verte la plus douce possible, j'ai donc privilégié les camomilles.
    Pour le baume yin, j'ai joué sur les roses. Mélanger plusieurs notes roses complexifie beaucoup le parfum. La rose bulgare est plus aérienne mais plus légère que l'indienne. Ce sont toutes deux des damascena. 
    J'ai arrondi le tout avec de la lavande, merveilleux harmonisant et avec le santal de Nouvelle calédonie offert par Catherine, qui a une note fumée surprenante. Il apporte un peu de mystère boisé aux feuilles et aux fleurs, majoritaires.

    Résultat

    *Le baume yin sent d'abord… le bonbon anglais à la rose (je ne sais pas si ça existe, mais c'est ce qui me vient à l'esprit comme image) puis les notes de camomille sortent.

    *Le baume yang a une incroyable odeur verte-fruitée excessivement douce, puis le fruit s'atténue.
     
     Si vous voulez offrir des baumes, préparez les une semaine voir dix jours à l'avance. L'odeur qui ne se fixe pas tout de suite murit incroyablement. Je ne garde jamais les baumes au froid, sauf exception.



    http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/religion/ying_yang/religion-ying_yang-9.gifTextures

    J'ai pioché dans l'une de mes innombrables variations baumesques (faire des baumes est une addiction… ). Comme je voulais utiliser une cire d'abeille bio (moins fine) que j'ai en quantité, j'ai incorporé du beurre de jojoba fabriqué maison selon la
    technique suggérée par Michèle, car il apporte une très grande onctuosité. Avec les cires moins fines que celle de Bilby et d'Aromantic, j'ajoute de la lécithine. Je n'en n'avais plus, mais bonne nouvelle: le peu d'alcool cétéarylique contenu dans le beurre de jojoba et l'huile de coco suffisent à amadouer cette cire bio un peu raide.
    Comme l'acide stéarique, l'alcool cétéarylique a aussi l'avantage de ralentir la prise d'un baume, ce qui permet d'ajouter les HE à tiède, opération quasi impossible si on n'utilise que de la cire d'abeille, le mélange figeant très vite. J'ai aussi constaté que la texture des baumes renfermant de l'acide stéarique et/ou de l'alcool cétéarylique ne se stabilisait vraiment qu'au bout de quelques jours. Au début, ils semblent presque trop fluides, puis ils se font.    

    Le mélange huile de coco+cire d'abeille+beurre de jojoba est une base que je recommande vivement pour sa merveilleuse souplesse et finesse.

    Avec cette base, on peut ensuite s'amuser avec le choix des huiles. J'utilise des macérations parfumées dans les baumes. Outre leurs vertus thérapeutiqurs, elles en  sophistiquent le parfum.
    Mes préférées (pour leur odeur):
    -la rose
    -la rose macérée avec du laurier
    -la rose macérée avec de la vanille
    -la vanille
    -le laurier macéré avec de la matricaire
    -la matricaire

    Je n'emploie le macérat de lavande (que j'achète au Gattilier ou chez Sylviane Reina) que pour les baumes pour bébé car il a tendance à dominer. 

    Comme j'ajoute toujours des anti oxydants en quantité dans mes macérations parfumées, que j'en mets aussi quand je fais chauffer mes huiles, ils se conservent plus d'un an sans broncher… même s'ils voyagent.


    Lien pour le gif animé:
    http://www.gifsmaniac.com/







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  • L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Quand Michèle a posté sa recette de cérat* coquin "après épilation du maillot" sur le forum collectif Potions et Chaudron, j'ai trépigné d'impatience tant j'avais envie de fabriquer à mon tour le beurre de jojoba qu'elle avait mis au point pour l'occasion. Et surtout, je voulais tester ce beurre dans un baume pour voir son influence sur la texture, l'une de mes préoccupations en cosmétique maison.

    (*Je l'appelle cérat car il y a une petite phase aqueuse avec le gel d'aloes).


    J'ai donc repris la formule d'un baume que j'aime bien (
    le baume anti crève, je n'en avais plus et comptais en refaire pour emporter en vacances. Oui, les vacances sont une petite obsession en ce moment…), et j'ai gambergé.


    L'alcool cétéarylique fond à haute température. En l'utilisant dans un beurre, j'ai pensé qu'il y avait des chances que ce nouveau beurre fonde lui aussi à haute température. J'ai donc privilégié des huiles pas trop oxydables. Je fais mes macérats thérapeutiques à l'huile d'olive. Elle accepte la cuisson… un bon point pour elle.

    Je venais aussi d'acheter une nouvelle huile, -première pression à froid-, de noix d'Amazonie, appelées aussi noix du Para
    Bertholletia excelsa (noix sauvages, commerce équitable, au rayon alimentation du Bon Marché. Malgré ses étiquettes salées, il affiche cette huile bien moins cher que sur les sites cosmétiques). Elle est émolliente, hydratante, supporte la cuisson. Elle serait aussi hypoallergique.

    J'ai donc imaginé ça.

    L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Baume stop crève d'été

    20g cire abeille en feuille
    4g lécithine liquide
    94 g macérat de feuilles de laurier et de pétales de rose dans de l'huile d’olive (et un soupçon de bourrrache, assez fragile quand même pour tout avouer)
    49g huile de noix d’Amazonie
    13g beurre de jojoba 

    aox 15gtes
     EPP 15gtes`

     50 gtesHE saro
    30gtes He iary
    40gtes HE lavande matherone
    15gtes HE  tea tree
    10 gtes HE vetyver
    5 gtes HE poivre noir


    J'ai d'abord réalisé le beurre à 50:50 (moitié jojoba-moitié alcool cétéarylique, de provenance "belge"). J'ai fouetté consciencieusement, le résultat est un peu sec sans que ce ne soit dramatique. Puis j'ai préparé le baume en utilisant volontairement une cire en feuille un peu "raide" que d'habitude j'amadoue un peu avec de la lécithine. J'ai choisi de remplacer toute l'huile de jojoba par son beurre, en faisant le pari d'un résultat onctueux, en raison de la présence d'alcool cétéarylique (il renferme de l'acide stéarique, dont je connais les effets positifs sur la texture si on n'a pas la main trop lourde. Là, il y a moins de 5% d'alcool cétéarylique, donc encore moins d'acide stéarique).

    J'ai chauffé au bain marie en touillant, ça a légèrement moussé. Même réaction qu'avec de l'acide stéarique: l'alcool cétéarylique ralentit la prise du baume, phénomène fort pratique qui permet d'attendre et peu et de ne pas introduire les HE à trop haute température.
     
    Pour les HE, j'ai conservé un mélange qui marche. Avec une touche supplémentaire de vetyver pour "enraciner" un peu. Quand on a le "haut" de l'organisme pris par une crève, autant que le "bas" soit bien campé sur terre, si je puis dire…


    Résultat: une texture merveilleusement onctueuse, comparable à celle donnée par  l'acide stéarique. C'est une formule à retenir quand on n'a que des cires pas très souples à sa disposition pour réaliser des baumes.

    L'image “http://pagesperso-orange.fr/safran2b/Imini-gif7/lapin02.gif” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Liens

    - huile de noix du Brésil
    ici
    -Noix du Brésil (en espagnol) ici




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